19è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon 2017

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Atlantique

Réalisé par Mati Diop

Avec Mama Sané, Amadou Mbow, Ibrahima Traore
2019 France, Sénégal, Belgique 1h45 mn VOSTFR

Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu'il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s'emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.

 

Biographie

Mati Diop

Mati Diop, née le 22 juin 1982 à Paris, est une actrice et réalisatrice française et sénégalaise.

Mati Diop est la fille d'une mère française et du musicien sénégalais Wasis Diop, ainsi que la nièce du cinéaste Djibril Diop Mambety. Elle grandit à Paris et, très influencée par le travail cinématographique de son oncle, décide de s'orienter vers une carrière au cinéma.

Elle intègre le Pavillon, laboratoire de recherche artistique du Palais de Tokyo en 2006, puis le Studio national des arts contemporains du Fresnoy en 2007. Elle s'occupe de conceptions sonores et vidéos pour le théâtre et continue à réaliser des courts métrages revendiquant une inspiration dans son travail de celui d'Apichatpong Weerasethakul ou des cinéastes indépendants américains tel que John Cassavetes.

En 2008, elle joue son premier rôle principal au cinéma dans le film de Claire Denis, 35 rhums. Cette même année, elle présente 1000 soleils2 au festival de Cannes, un projet de documentaire sur le film Touki Bouki (réalisé par son oncle en 1973 et présenté à Cannes cette année-là), qui sort en 2013 sous le titre Mille soleils. Ses courts métrages ont été présentés lors de différents festivals internationaux, dont Atlantiques qui obtient le Tigre du meilleur court-métrage en 2010 lors du festival international du film de Rotterdam.

Elle réalise en 2018 son premier long-métrage, Atlantique, qui est sélectionné en compétition officielle du festival de Cannes 2019 et qui obtient le grand prix.

 

 

Barkomo

Réalisé par Boucary Ombotimbé  et Aboubacar Bablé Draba

Avec Salimata Tapily, Boucary Goimba, Ousmane Kassogué, Daouda Ombotimbé
2019 Mali 1h15 mn VOSTFR

Mali, fin 17e siècle. Dans un petit hameau du Pays Dogon, un chasseur vit avec ses deux femmes. La première, Yamio, infertile après 10 ans de mariage, tente de se suicider à cause de l’humiliation que lui impose sa jeune coépouse, qui a donné un enfant à son époux. Sa tentative de suicide avortée, sur le chemin de son exil, elle arrive un mois plus tard dans une grotte où vit le Roi de Baroukommo. Le départ d’une nouvelle vie ?

 

Biographies

Aboubacar Bablé Draba

Né au Mali, Aboubacar Bablé Draba, enfant de l’ethnie Dogon, était comme pré­des­tiné à la créa­tion puisqu’enfant, il se plai­sait à créer des voi­tu­res et vélos avec seu­le­ment du fil de fer et des boites de conserve. Après l’obten­tion de son bac­ca­lau­réat en 2010, il obtint un Master I au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako. Ce fut le point de départ de sa car­rière sanc­tionné par des collaborations fructueuses avec des artis­tes maliens, burkinabés et français : réalisation de magazines, de publireportages, d’émissions télé pour la télévision nationale malienne, vidéos d’art ainsi qu’une série télé jeunesse.

En 2017, lors du concours de créa­tion numé­ri­que orga­nisé à Abidjan, il sera le seul afri­cain à être le podium en s’octroyant la médaille d’argent. IL avait pré­senté une vidéo dénom­mée « Ville Peinte », dépei­gnant la société malienne dans ses diver­si­tés et dif­fé­ren­ces tout en fai­sant la pro­mo­tion de la cohé­sion sociale. « C’est l’ensemble des différences qui fait un peuple », avait-il fait entendre. Barkomo est son premier long métrage coréalisé avec son compatriote Boucary Ombotimbé, cinéaste.

 

Boucary Ombotimbé

Ce der­nier est né vers 1986 dans le Cercle de Bandiagara (Mali). Après son baccalauréat, il obtint un diplôme de l’Institut National des Arts de Bamako, sec­tion dramatique, et un autre de mise en scène de la faculté de let­tres, lan­gues et scien­ces. Boucary Ombotimbé est un artiste complet. Comédien, dan­seur, il a une longue expérience scénique dans de nombreux festivals internationaux. Au-delà des planches, il a été formateur dans la gestion civile de conflit, dans le renforcement de la citoyenneté, à la prise de parole en public ; professeur de théâtre au lycée roseyabanatara, Metteur en scène permanent de la compagnie NAMA de mas­ques et marionnettes.

Au cinéma, Boucary Ombotimbé a suivi une formation au Centre national de la cinématographie du Mali de 2011 à 2014, et s’est formé 8 mois auprès de Souleymane Cissé. Il a été acteur en jouant les pre­miers rôles dans Nunungunu kan de Soussaba Cissé, dans Les rois de Ségou de Boubacar Sidibé et dans Les signes des yeux de H Nega Maiga . Suivra son assis­ta­nat sur la réalisation du film Boua chariade Soussaba Cissé, puis réa­li­sa­teur d’un moyen métrage La fille de Coulibaly et du court métrage L’Assemblée des fous.

 

 

Indigo

Réalisé par Selma Bargach

Avec Rim Kettani Khouloud, Marwa Khalil, Aicha Mahmah, Karim Saidi, Malek Akhmiss
2018 Maric VOSTFR 1h30 mn

Il est de ces traumatismes qui n’ont point de remède, ou du moins l’ont dans le fantasme ou l’irrationnel.
La jeune Nora, 13 ans, cherche à noyer un choc émotionnel dans la voyance pour échapper à la brutalité de son frère, Mehdi. Elle découvre ensuite un cadeau qui pèsera sur elle comme une malédiction et provoquera des malentendus autour d’elle.

 

Biographie

Selma Bargach

Née à Casablanca, Selma Bargach étudie l'art et le cinéma, notamment à la Sorbonne à Paris. Elle réalise de premiers courts-métrages en super 8. Elle soutient un doctorat, avec une thèse sur le thème Le statut et le rôle de la femme dans le cinéma marocain, sous la direction de Daniel Serceau.

De retour au Maroc, elle travaille comme assistante réalisatrice dans un premier temps. Elle devient également responsable audiovisuelle à la fondation de l'ONA. Elle reprend en parallèle la réalisation de courts métrages. Son premier long métrage, La cinquième corde, sorti en 2011, est consacré au parcours d’un jeune musicien de luth. Il obtient le prix du meilleur son et une mention spéciale du jury au Festival national du film de Tanger. Il est également primé dans d'autres festivals, dont les festivals de Khouribga, sélectionné au festival du film de musique de Kicheon en Corée du Sud, du film arabe Fameck, du film arabe à Bruxelles et du Cinéalma à Carros en France. Son deuxième long-métrage, Indigo, est lui-aussi primé, à plusieurs reprises. Il reçoit en particulier le prix de la critique africaine Paulin Soumanon Vieyra au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), et le prix du meilleur film africain lors de la 5e édition du Festival Mashariki du film africain de Kigali, ainsi que le Prix du meilleur rôle féminin à la 21e édition du Festival du cinéma africain de Khouribga. Il relate l’histoire d’une fillette de 13 ans, Nora, qui se sent abandonnée, et qui se réfugie dans le monde de la voyance pour échapper à la brutalité de son frère.

 

 

Dhalinyaro (Jeunesse)

Réalisé par Lula Ali Ismail 

Avec Amina Mohamed Ali, Tousmo Mouhoumed Mohamed, Bilan Samir Moubus
2018 Djibouti, France VOSTFR 1h30 mn

DHALINYARO est l’histoire de Asma, Hibo et Deka, 3 jeunes filles qui vont passer le BAC. Unies par une forte amitié, elles viennent de classes sociales différentes et affrontent ensemble le passage à l’âge adulte. Trois états d’âme qui nous font découvrir ce que c’est d’être une fille de 18 ans à Djibouti. Et puis il y a ce soleil de plomb et cette poussière qui nous masque les différences. Et la mer Rouge qui enlace Djibouti dans ses vagues qui bercent les trois amies.

 

Biographie

Lula Ali Ismail 

Lula Ali Ismail est née à Djibouti en 1978 dans une famille Issa. Sa famille émigre au début des années 1990 à Montréal, au Canada. Elle s’intéresse au monde du théâtre, et suit un cours d’art théâtral pendant deux ans. Mais, désirant poursuivre comme comédienne, elle ne se voit proposer ensuite que des rôles mineurs dans plusieurs séries télévisées.

En 2012, elle se lance de l’autre côté de la caméra, comme réalisatrice et scénariste, et crée un court métrage de 27 minutes, intitulé Laan (Amis), qui raconte l'histoire de trois jeunes femmes de Djibouti dans une société accro au khat. Elle y joue également un des rôles principaux. C'est le premier film réalisé par une Djiboutienne. Elle raconte que les fonds nécessaires à la réalisation de ce film ont été récoltés principalement avec l'aide de sa famille et de ses amis. Quand elle est arrivée à Djibouti, elle a contacté le ministère de la Culture pour obtenir un soutien, mais le gouvernement n'avait pas de budget pour de tels projets. Le film est projeté dans différents festivals en Afrique, en France, et en Amérique du Nord, et est bien accueilli par la critique.

En 2014, elle tourne son premier long métrage, Dhalinyaro (Jeunesse). Le film suit trois jeunes femmes issues de milieux socio-économiques différents. Le film est soutenu par l'Organisation internationale de la Francophonie, avec des bailleurs de fond du Canada, de Somalie, de France et de Djibouti, où il est entièrement tourné. La première est présentée en 2017 à Djibouti, en présence des ministres de l'Education, de la Communication et de la Culture.

 

 

Papicha

Réalisé par Mounia Meddour

Avec Lyna Khoudri, Nadia Kaci, Yasin Houicha
2019 France, Quatar, Algérie, Belgique VOSTFR 1h46 mn

Alger, années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux " papichas ", jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits.

 

Biographie

Mounia Meddour

Elle est née en 1978. Son père est le réalisateur algérien Azzedine Meddour sa mère d'origine russe. Elle effectue des études supérieures en école de journalisme, puis se forme au cinéma et à l'audiovisuel en France où elle obtient un diplôme au Centre européen de formation à la production de films (CEFPF), en réalisation de fiction en 2002 puis en réalisation documentaire en 2004, et à l’université d’été de la Fémis en 2004.

Suite à ces formations, elle réalise plusieurs documentaires, tels que Particules élémentaires en 20074, ou encore La Cuisine en héritage en 2009, puis en 2011 Cinéma algérien, un nouveau souffle, un documentaire sur la nouvelle génération de réalisateurs algériens qui émerge, malgré l’absence de financement. Cette même année 2011, elle réalise son premier court-métrage de fiction, Edwige. Ce court-métrage reçoit une mention spéciale aux Journées cinématographiques d’Alger.

Enfin, en 2019, son premier long-métrage de fiction, Papicha, tourné au printemps 2018, est réalisé et est retenu dans la sélection du festival de Cannes. Dans Papicha, la jeune femme personnage principal, Nedjma, est passionnée de mode, et tente d’organiser un défilé dans sa résidence universitaire en 1990. C’est une façon d’évoquer une décennie de violences et de terrorismes, les années 1990, en Algérie. Il est présenté au festival de Cannes dans la section « Un certain regard » et reçoit trois prix au festival du Film francophone d’Angoulême.

 

 

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