16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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16° édition du 5 au 13 novembre 2016

Afri-Mômes : pour les spectacles et surtout celui au Sénacle il est préférable de réserver en contactant Martine Desgranges au 07 68 35 48 94

Éditoriaux

L'Afrique, terre de création culturelle

Marie-Guite Dufay

C’est une fois de plus une programmation très riche que nous propose Lumières d’Afrique pour cette 13ème édition, invitation à la découverte des cultures et de l’histoire du continent africain, des modes de vies et des difficultés grâce à des films et des documentaires souvent très courageux.

L’Afrique est une véritable terre de création culturelle, qui sait offrir au monde des créations généreuses et engagées, des peintures sociales parfois sans concession sur des thématiques fortes. Lumières d’Afrique valorise avec passion ce cinéma, en offrant au public l’accès à des œuvres rares et puissantes.

En visant tous les publics, cinéphiles ou non, les jeunes également au travers du festival jeune public « Afri-Mômes » qui se déroule parallèlement à Lumières d’Afrique, mais aussi avec le lien qui a été créé par le dispositif régional « Lycéens et Apprentis au Cinéma », Lumières d’Afrique contribue à créer des ponts entre les cultures et entre les hommes. Le Conseil Régional est donc fier d’être partenaire de cet évènement, que je souhaite plein de plaisir et de découvertes pour tous les spectateurs.

Marie-Guite Dufay
Présidente de la Région Franche-Comté

Une autre vision de l'Afrique

Lazare Paupert

Comme en témoigne son succès grandissant année après année, le festival Lumières d'Afrique, culture et cinéma, s'est imposé comme un moment fort de la vie culturelle bisontine et franc-comtoise, en articulant à la découverte de cinématographies nationales trop souvent absentes de nos écrans des rencontres toujours riches et stimulantes avec des cinéastes, des auteurs et des artistes venus de tout le continent africain, et témoignant de l'exceptionnelle vitalité et diversité de ses cultures.

La Direction Régionale des Affaires Culturelles soutient d'autant plus Lumières d'Afrique que le festival a su s'inscrire dans le tissu culturel bisontin en développant des partenariats féconds et en s'engageant dans l'éducation artistique : notamment les « écrans blancs » ouverts à des associations militantes de Besançon, le bivouac littéraire accueillant des écrivains d'Afrique, les expositions se tenant dans différents lieux emblématiques de la ville dont celle de photographie documentaire « Vues d'Afrique », et « Afrimômes », films, spectacles et rencontres spécifiques à destination du jeune public.

Comme les précédentes, cette treizième édition présentera trois compétitions, longs métrages, courts et documentaires. À travers ces panoramas de la production africaine contemporaine, le public pourra découvrir le regard engagé et sensible des cinéastes africains sur l'actualité la plus brûlante, au Mali ou en Centrafrique par exemple, loin des clichés folkloriques et des représentations condescendantes encore trop souvent véhiculées. Une nouvelle section « Ethnographie », associant documentaires et réflexions, sera consacrée à l'exil des juifs du Maghreb, sujet douloureux sur lequel les mémoires s'affrontent encore et à propos duquel le cinéma, en portant témoignage du passé, peut aider à retisser les liens et à penser le présent.

Si un pays a su ce que signifie la réconciliation, c'est bien l'Afrique du Sud. Dans le cadre de la saison de l'Afrique du Sud en France, Lumières d'Afrique consacre une programmation transversale de films du pays « arc-en-ciel », qui sera à n'en pas douter un des moments forts de cette édition.

À l'heure où les relations Nord-Sud menacent d'être toujours plus tendues par les crises et les déséquilibres économiques, les conflits et les peurs, l'action de passeur menée par Lumières d'Afrique s'avère d'autant plus nécessaire : en dévoilant la richesse, le dynamisme et l'originalité de ses cinémas, c'est une autre vision de l'Afrique que le festival donne à voir, et même un autre point de vue sur le monde, tant il est vrai que le cinéma est par définition un langage universel dépassant les particularismes et permettant d'authentiques et vivifiantes rencontres avec l'autre.

C'est ce que je souhaite, au nom du Ministère de la Culture et de la communication, aux spectateurs de Lumières d'Afrique.

Lazare Paupert
Directeur Régional des Affaires Culturelles de Franche-Comté

Le cinéma, langage universel

Depuis treize ans déjà, le Festival « Lumières d’Afrique » tisse un lien fort entre deux continents. Un lien de curiosité, de découverte mutuelle, d’enrichissement culturel, qui n’a pas tardé à conquérir le grand public. L’an dernier, le Festival Bisontin a enregistré 8000 spectateurs, preuve qu’il a trouvé sa place, mais aussi qu’il a ouvert une large fenêtre sur la création artistique africaine.

Le cinéma, voilà bien un langage universel, et pourtant combien de films africains parviennent jusqu’au grand public ici, en France, par les circuits classiques ? Le Festival « Lumières d’Afrique » apporte de ce point de vue une ouverture incontestable. Mais au-delà, chaque année il permet de renvoyer de multiples visages d’un continent qui avance, change, et construit un nouvel avenir par ses propres moyens. Ses cinéastes en témoignent, et les films en compétition cette année encore montreront le regard neuf de jeunes cinéastes sur leur pays : Mozambique, Angola, Maroc, Bénin, Algérie, Madagascar, Tchad, Guinée Bissau, etc. Certains ont même filmé l’histoire en train de se faire, comme Soussiba Cissé qui présentera son œuvre sur le conflit au Mali. Une douzaine de documentaires apportera également des témoignages forts sur le continent aujourd’hui, et une sélection de réalisations emblématiques d’Afrique du Sud feront un focus sur ce pays dans le cadre de la saison de l’Afrique du Sud en France.

Sans doute devrait-on d’ailleurs parler des Afriques, tant ce continent est divers, au même titre que ses musiques, autre art ancestral celui-là auquel ses artistes ont tant apporté. Leurs influences ont fécondé toutes les musiques. Que le talentueux percussionniste et compositeur Manuel Wandji, qui vit à Besançon, donne un concert à l’occasion du Festival, est un autre signe évident des liens forts qui nous unissent au dessus de la Méditerranée.

Jean-Louis Fousseret
Maire de Besançon, Président du Grand Besançon

Un festival curieux et innovant

Gérard MarionPour la première fois le festival est heureux de recevoir des films de l’Afrique Lusophone (des films du Mozambique, de l’Angola et la Guinée Bissau) et de Madagascar. La nouvelle génération de réalisateurs, décomplexés et inventifs, s’invitent à Besançon, attestant que les cinémas d’Afrique sont affranchis désormais et font éclore de nouveaux talents. La section documentaires s’enrichit d’une proposition ethnographique permettant un regard différent et complémentaire. La volonté des programmateurs de continuer à être pédagogique et audacieux avec une longue séquence sur l’exode des juifs du Maghreb. Lumières d’Afrique 2013 s’ouvre aussi à la seconde production mondiale de films, avec une carte-blanche à Nollywood, en présentant le film primé récemment à Paris au festival “Nollywood Week”. Lumières d’Afrique 2013 c’est aussi des liens renforcés avec le Maroc, au travers d’une exposition sur les studios de Ouarzazate et l’accueil d’un artiste performer. Lumières d’Afrique c’est aussi un concert de Manuel Wandji, artiste multiforme bisontin trop peut souvent programmé dans sa ville d’adoption. Lumières d’Afrique c’est encore et toujours une proposition pour le jeune publique avec Afri-Mômes, deux expositions avec les photographes et les collectionneurs privés qui nous montrent une partie de leurs trésors. Sans oublier le bivouac littéraire renforcé et la venue d’auteurs. Un cru varié, qui explore les multiples facettes de la création artistique venant du grand continent. Nous sommes fiers de faire partie de ce réseau de festivals qui offrent cette occasion unique de découvrir des films inédits, pratiquement jamais diffusés en salles dans notre pays, et de pouvoir organiser des rencontres entre le public et les cinéastes, aussi riches que diversifiées. Oui, les lumières de la grande Afrique vont encore briller durant 10 jours à Besançon. Bon festival à toutes et à tous !

Gérard Marion
Président de l’APACA et directeur du festival

 
 

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