16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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17° édition du 11 au 18 novembre 2017

Appel à films et projet jusqu'au 30 juin 2017 : Accès aux formulaires d'inscription

BARAKEDEN, LES PETITES BONNES DE BAMAKO

Réalisé par Adeline Gonin, Mali, 2015, 57min

Oumou a quitté son village à 14 ans pour venir travailler comme bonne à Bamako. Journées interminables, humiliations, salaire de misère… Comme des dizaines de milliers de jeunes filles au Mali, elle endure ce quotidien pour espérer une vie meilleure. Le soir, ces "petites bonnes" se retrouvent et laissent éclater leur rancœur. Aidées par quelques militants, certaines commencent à s'organiser pour faire valoir leurs droits. Pendant ce temps, au village, Hawa s'apprête à partir pour la première fois à la capitale...

 

 

 

 

Adeline Gonin, 34 ans Après des études d'anthropologie et de sociologie, Adeline Gonin s'engage auprès des résidents des foyers de travailleurs migrants. Elle crée en 2009, le Festival de Cinéma des foyers avec l‘association Attention Chantier, dont elle est cofondatrice. En 2011, après un premier court-métrage auto-produit, elle rejoint les Ateliers Varan. Elle y réalise Papa Ben, le portrait d'un chiffonnier parisien (14 min), sélectionné au FIFE en 2012. Aujourd'hui Adeline anime des ateliers vidéo sur différents territoires en Île-de-France : maison d'arrêt, foyers de travailleurs migrants, quartiers populaires... Elle développe en parallèle ses projets de réalisation documentaire. Barakeden est son premier film documentaire.

BLA CINIMA

Réalisé par Lamine Ammar-Khodja, Algérie, 2014, 82 min

Meissonier, Alger centre, sur la placette en face du cinéma fraîchement rénové Sierra Maestra, le cinéaste se mêle aux gens du quartier pour parler avec eux de cinéma. Attentif à ce qu'ils peuvent lui raconter de leur vécu, il se laisse très vite porter par les rencontres spontanées et les situations improvisées. Le film dresse un portrait vivant de la ville et propose en filigrane une réflexion sur la place du cinéma en Algérie.

Lamine Ammar-Khodja est né à Alger en 1983, et a grandi dans sa banlieue, à Bab Ezzouar. En 2003, il est parti en France faire ses études. Il réalise un triptyque de courts-métrages : Alger moins que zéro, ʼ56 Sud, Comment recadrer un hors-la-loi en tirant sur un fil. Son premier long métrage Demande à ton ombre est sélectionné au FID Marseille 2012 et reçoit le Prix Premier. Il a aussi réalisé “Chroniques équivoques” qui a été montré dans divers festivals (Doc Lisboa, Torino, Tétouan...). Ainsi que Bla Cinima, sélectionné au festival Entrevues de Belfort 2014 (mention spéciale du jury).

Choucha, une insondable indifférence

Réalisé par Sophie Bachelier et Djibril Diallo, Tunisie, 2015, 52 min

Un camp au sud de la Tunisie, Choucha. Le désert.

Le 30 juin 2013, le camp ferme : l’eau, l’électricité sont coupées. Les ONG se retirent, plus de soins.

Pourtant 700 rescapés du conflit libyen, réfugiés sans pays d’accueil et déboutés de leur demande d’asile survivent dans ce lieu fantomatique depuis deux ans et demi. Refusant l’intégration locale suite à l’attaque du camp par un village voisin, leurs papiers ayant expirés, les familles sont prises au piège d’une situation kafkaïenne. Survivre au milieu du désert ou tenter l’improbable aventure maritime pour Lampédusa via la Libye ?

Leurs témoignages nous interrogent sur les stratégies mises en place pour aider et sécuriser les victimes des conflits actuels. Comment ce système, censé protéger, finit-il par exclure les plus vulnérables.

DU PIMENT SUR LES LEVRES

Réalisé par Laurène Lapeytre, Cameroun, 2015, 60 min

Ils ont  moins de vingt ans, mais sont gouvernés par des vieux. La gérontocratie sclérosée du Cameroun étouffe la jeunesse et l’a depuis bien longtemps exclue du système. Un artiste hautement subversif a endossé le rôle de porte-parole de ces jeunes. Valsero rappe le mécontentement social et en pimente ses textes sans modération depuis plusieurs années. Ce film musical donne de la voix à des leaders camerounais qui osent croire au changement.

Laurène Lepeytre considère le film documentaire comme un objet militant. Elle va partout, où sa conscience et sa curiosité la mènent. Inde, Ouganda, Burundi, Cameroun, France, Égypte, Tanzanie, autant de pays que d'âmes humaines explorées, de sens partagé, d'existences racontées avec tendresse et conviction par la jeune réalisatrice.

Journaliste de formation, swahiliphone de surcroît, Laurène s’éloigne en 2007 du news et du reportage, de la course folle aux images. Pour témoigner, elle décide d’inscrire son travail dans la durée, car le temps est, selon elle, le meilleur révélateur de la Beauté de ce Monde.

De ces combats. De ces victoires. Laurène avance sur le chemin de la vie, caméra au poing. A la rencontre d'elle-même, et des autres. Elle fait acte de présence au monde en le mettant en images, en nous donnant à voir et ressentir des histoires singulières et universelles qui nous parlent.

De nous, et de toutes celles et ceux, dans ses yeux.

LA FORET SACRÉE

Réalisé par Camille Sarret, Côte d’Ivoire, 2015, 52 min

Martha Diomandé a été excisée à l’âge de 8 ans dans la « forêt sacrée ». Fille et petite-fille d’exciseuses, elle a hérité du pouvoir de ses aïeules et aurait dû naturellement reprendre le couteau. Mais elle a décidé d’en prendre le contre-pied, s’engageant dans un combat pour convaincre les femmes de son village natal de Côte d’Ivoire d’abandonner cette pratique. Un combat politique et social, mais aussi intime et familial.

En racontant l’histoire et le combat de Martha, « La Forêt sacrée » s’efforce de dépasser la vision parfois réductrice que le spectateur européen peut avoir de l’excision, pour lui permettre d’appréhender toute la complexité de cette pratique rituelle et de mieux comprendre pourquoi il est si difficile pour les communautés qui perpétuent cette tradition d’y renoncer.

Originaire de Rennes et diplômée de Sciences Po Lille et de l’École Supérieure de Journalisme de Lille en 2003, Camille Sarret a débuté dans les stations de Radio France implantées dans le Grand Ouest, avant de travailler en presse écrite, notamment pour Ouest France, La Nouvelle République du Centre Ouest, La Dépêche du Midi et le Nouvel Obs. Depuis 2009, elle collabore régulièrement à la rédaction - web et télévision - de TV5MONDE.

Camille Sarret est spécialiste des questions de genre/droits des femmes. Dans Le Monde diplomatique de janvier 2011, elle a publié un article analysant le « Renouveau du féminisme au Sud ». Dans les journaux télévisés de TV5MONDE, elle a présenté en 2011-2012 une chronique hebdomadaire sur l'actualité des femmes dans le monde et a animé le site Terriennes de TV5MONDE dédié à la condition féminine.

Elle a, par ailleurs, réalisé un documentaire radiophonique de 27 minutes sur comment les hommes vivent l’IVG, diffusé sur France Culture dans l’émission « Les Pieds sur Terre » du 6 décembre 2012.

Dans le prolongement de cette thématique féminine, La Forêt sacrée est son premier film.

LE SECRET DES IYAS

Réalisé par Cyrill Noyalet, Bénin, 2014, 51min

Alidou, musicien béninois, s'interroge sur le rite Gèlèdè et plus particulièrement sur ce que sa mère appelait « le secret des femmes ». Il se rend à Sagon, un village vaudouiste du Bénin, au cœur de cette société dirigée par une femme appelée Iyalashè.

Partageant la vie quotidienne des villageois, il va de rencontre en rencontre en tentant de mieux percevoir le sens de ces croyances, impliquant le culte des mères sorcières, les Iyas. Sa quête identitaire sera le moyen de mesurer l'impact de la modernité sur les pratiques traditionnelles.

 

 

 

D'abord projectionniste et responsable d'un cinéma itinérant, Cyrill Noyalet est désormais réalisateur. Formé à l'École de La Femis, il s'est spécialisé dans les films documentaires à caractère ethnologique. Séjournant régulièrement en Afrique de l'ouest depuis 15 ans, il a entamé un travail de devoir de mémoire à l'heure où la modernité induit une désacralisation et un risque de folklorisation des pratiques traditionnelles. Son équipe technique est mixte (franco-béninoise), composée des techniciens d'une troupe de théâtre béninoise et de professionnels français.

 

 

 

 

 

PICCI TOUBAB, L’OISEAU DES BLANCS

Réalisé par Marie Amiguet, Thibaut Mazars et Pierre-Yves  Le Dû, Sénégal, 2014, 60min

Kousmar, un îlot préservé et inhabité à la tête du delta du fleuve Saloum. Des dizaines de milliers de faucons crécerellettes venus d’Europe y établir leur quartier d’hiver. Un spectacle exceptionnel qui attire depuis quelques années des ornithologues de tous pays. Aux abords de Kousmar, les petits villages de brousse de Ndiaffate, qui ont vu arriver sur leurs terres ancestrales ces tribus d’observateurs enjumelés et avec eux, de nouveaux mots : «écologie», «écotourisme»... et un projet de taille: créer un Espace Naturel Communautaire géré par les villageois eux-mêmes.

Mais qu’en pensent les Ndiaffatois? Quelle confiance accordent-ils aux acteurs de ce projet? Au travers des témoignages, ce film aborde la complexité et les enjeux d'un tel projet et questionne la relation de l’Homme à son environnement. Les villageois seront-ils les plus à même de protéger la Nature et préserver ses ressources?

Les amis de l’IFFCAM est une association d’étudiants et de réalisateurs de documentaires nature-environnement. Basés dans les Deux-Sèvres mais parcourant la France entière voire au-delà, ses membres portent un regard sensible sur les espèces et paysages qui nous entourent pour sensibiliser petits et grands à la préservation de cet environnement.

C’est dans le cadre de ce projet associatif que sont partis 12 de ses membres, à la rencontre des villageois de la communauté rurale de Ndiaffate au Sénégal, durant l’hiver 2013-2014.

Grenier d’images et un collectif d’artisans du cinéma qui produit des films sur la ruralité et les diffuse au plus près du public, là où le cinéma ne va pas, dans l’esprit du cinéma forain. Ils collectent et partagent des documentaires comme on stockait autrefois les grains dans le grenier communal.

La thématique abordée dans « Picci toubab » a séduit l’équipe du Grenier qui se propose de diffuser ce film et de le faire vivre sur le territoire où est né ce projet des Amis de l’IFFCAM.

RWANDA, DU CHAOS AU MIRACLE

Réalisé par Sonia Rolland, Rwanda, 2014, 54 min

A travers le regard de Sonia Rolland, un documentaire à la première personne sur le pays de naissance de l’actrice : le Rwanda. Ce petit pays d’Afrique centrale, tristement célèbre pour avoir été le territoire d’un des plus importants génocides de l’Histoire, est devenu en vingt ans l’un des espoirs du continent africain.  En effet, tous les indices de développement (économie, santé, éducation) sont en nette progression, le pays est unifié et pacifié et l’objectif des dirigeants est de faire du Rwanda le Singapour de l’Afrique… Dès lors, une question se pose, comment est-ce possible ? Comment le Rwanda est-il passé de l’horreur génocidaire au bon élève du continent noir ? Quelle politique a été menée pour avoir ce résultat ? Sonia Rolland va interviewer les différents acteurs et observateurs de ce « nouveau Rwanda » : ministres, journalistes, paysans, experts étrangers... Ce documentaire porte enfin, un regard neuf sur ce pays, qui a réussi une surprenante reconstruction.

Connue pour avoir remporté le titre de Miss France, Sonia devint la première Miss France d’origine africaine. Née à Kigali au Rwanda, elle a dû fuir l’instabilité du pays en 1988, puis le Burundi en 1994, avec sa famille pour venir s’installer en France. En 2002 elle fait ses premiers pas de comédienne avec Radu Mihaileanu dans « Les pygmées de Carlo » sur Arte. On lui proposera ensuite d'interpréter le rôle principal d’une nouvelle série pour M6, « Léa Parker » dont elle fera 50 épisodes. Depuis, elle continue à tourner pour la télévision, mais aussi pour le grand écran avec des metteurs en scène tels que Jean Marboeuf, Raoul Peck, Etienne Faure, Bertrand Tavernier… ou même Woody Allen.

Elle est également réalisatrice. Son 1er documentaire s’intitule « Rwanda : du chaos au miracle » et elle travaille actuellement sur son premier court métrage de fiction intitulé « Une vie ordinaire » librement inspiré de sa jeunesse en Bourgogne et qui a obtenu le soutien de la région et de l’ACSE (l’agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances).

 

TSIKA JIABY

Réalisé par Laurent Pancaccini, Madagascar, 2015, 26 min

Il était une fois un homme au crépuscule de sa vie qui fit don de sa terre pour qu’une école voit le jour. En malgache, « tsika jiaby » signifie « tous ensemble »

Après des études de cinéma et une spécialisation en images de synthèse, Laurent « Charlie » Pancaccini commence à travailler pour divers studios de post-production parisiens sur les effets spéciaux de longs métrages et de publicités. En 2012, il supervise les effets spéciaux du dernier film de Luc jacquet « il était une forêt », film mêlant prises de vue réelles et animation. Depuis, il alterne entre effets spéciaux, à la fois sur le plateau et en post-production et films d’animation.

Parti en vacances à Madagascar, il en est revenu avec l’intention de raconter, par un documentaire, une histoire de générosité qui l’a profondément touché.

 

 

 

 
 

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