16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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16° édition du 5 au 13 novembre 2016

Afri-Mômes : pour les spectacles et surtout celui au Sénacle il est préférable de réserver en contactant Martine Desgranges au 07 68 35 48 94

Rencontres & Conférences

Bivouac littéraire

Une initiative prise en 2010, que nous renouvelons pour répondre aux attentes fortes des publics du festival.

À la salle Collard, à coté du petit Kursaal, un espace agrandi exclusivement dédié aux livres, au DVD et à la musique.

Nous avons fait le choix, en partenariat avec la libraire Les Sandales d’Empédocles, de proposer un large panel de romans, livres jeunesse, bandes dessinées, sciences humaines, livres d’art, poésies en lien avec l’Afrique. Un large choix aussi de DVD de films présenté à Besançon dans le cadre du festival ou des séances AfriCinéma. Enfin de la musique des artistes franc-comtois.

Didier ViodéFaycal Salhi QuintetMustafa HacianeMustapha Karmoudi

Des auteurs issus des diasporas, résidants à Besançon, viendront nous rendre visite pour des temps d’échange et dédicaces : Mustapha Kharmoudi (Ô Besançon, la saison des figues, Maroc, voyage dans les royaumes perdus), Pierre Anglade (Inventaire étymologique des termes créoles des Caraïbes d’origine africaine, L’inconnu familier, Une étoile dans une assiette), Jean‑René Ovono Mendame (La flamme des crépuscules, Le savant inutile), Yvonne Mété Nguemeu (Femmes de Centrafrique, Âmes vaillantes au coeur brisé), Didier Viodé (bande dessinée L’étranger sans rendez-vous).

Rencontre avec Leonora Miano à la librairie des Sandales d’Empédocle le vendredi 16 novembre à 19h.

Bivouac littéraire • les 10, 11, 12, 13 et novembre de 13h à 21h.

Les grignotages

Cette année encore, possibilité de venir déguster, grignoter, savourer, les créations des femmes de l’association Sourire d’un enfant pour le Rwanda, de Besancon. Proposés aux mêmes horaires que le bivouac littéraire, voila une occasion de venir flâner, rencontrer, échanger autour d’un verre de thé accompagné de pâtisseries du Maghreb. Le produit de la vente retourne intégralement à l’association pour développer ses actions.

Rencontre avec Léonora Miano

Léonora MianoLéonora Miano

Léonora Miano est née en 1973 à Douala, au Cameroun. C'est dans cette ville qu'elle passe son enfance et son adolescence, avant de s'envoler pour la France, en 1991, afin d'y entamer des études universitaires. Inscrite en Lettres, Langues et Civilisations étrangères à Valenciennes puis à Nanterre, elle se spécialise en littérature américaine et du Commonwealth.

Élevée par de grands lecteurs – une mère professeur d'anglais et un père pharmacien – Miano a très tôt accès à la riche bibliothèque parentale, où elle est libre de choisir ses lectures. Comme c'est souvent le cas, la passion de lire engendrera chez elle le goût de l'écriture, qu'elle développera dès l'enfance, en écrivant ses premières poésies à l'âge de huit ans.

La découverte du Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire à l'âge de 12 ans, et celle, deux ans plus tard, de La prochaine fois, le feu de James Baldwin, signeront le basculement de l'adolescente dans ce que l'écrivain appelle le chaudron afro-diasporique. Dès lors, elle recherche les textes des auteurs afro-descendants. Étonnamment absents de l'abondante bibliothèque familiale, ces derniers lui apparaissent comme un territoire caché, presque interdit. Leur parole lui semble à la fois transgressive et porteuse d'outils de compréhension de soi-même.

La littérature de Léonora Miano est travaillée par des thématiques liées aux expériences subsahariennes et afrodescendantes. À travers des personnages dont elle souhaite faire saillir l'individualité, l'auteur interroge l'impact de la grande Histoire sur la petite. Pour Léonora Miano, il est primordial de s'intéresser à l'intimité de populations souvent envisagées de l'extérieur, vues essentiellement par le biais du corps ou du mouvement.

Son œuvre, constituée à ce jour de six romans et de deux recueils de textes courts, vise également à resituer les peuples subsahariens et afrodescendants dans la globalité de l'expérience humaine. Chacun peut s'identifier aux tribulations intimes de ses personnages, s'approprier leur voix.

Dans cette optique, Léonora Miano a écrit un répertoire de chansons en français, intitulé Sankofa Cry, dans lequel elle explore les émotions des premiers subsahariens déportés pendant la Traite transatlatique. L'axe émotionnel choisi pour ces chansons, qu'elle interprète elle-même, restitue leur humanité aux déportés, et inclut l'auditeur, d'où qu'il vienne, dans un moment particulier de l'histoire humaine.

Présidente de Mahogany, association ayant pour but de valoriser les expériences subsahariennes et afrodescendantes. Mahogany se veut un espace au sein duquel ces cultures dialogueraient entre elles, autant qu'un outil pour les rendre accessibles au plus grand nombre. Les visées de l'association sont éducatives et culturelles.

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Rencontre avec Marguerite Carbonare

Jeudi 15 novembre à 20h. Salle Risset.

Fracture et souffle de vie

Fracture eet souffle de vie

Le livre, autobiographique, a comme point de départ la fracture d’un bras qui amène l’auteur à découvrir une fracture plus profonde : celle de son couple, onde de choc de la grande fracture du génocide rwandais. Ce sont des chroniques personnelles qui interrogent : comment vivre à côté d’un mari qui veut changer le monde en se battant contre de nombreux obstacles ? Comment accepter qu’il y a un prix à payer soi-même, mais aussi un prix que l’on fait payer à d’autres ?

Des chroniques qui décrivent un même combat contre l’injustice et la pauvreté, son mari avec les pay- sans africains, et elle avec ses élèves. Des combats personnels mais qui rejoignent les grands combats de notre époque. Des fractures, mais aussi les moments bénis où le « ciel » se dégage pour donner un coup au destin. Des chroniques enfin qui révèlent des pays comme l’Algérie, le Sénégal, le Bénin, le Rwanda, pleins de potentialités et de richesses. C’est donc une histoire personnelle qui s’inscrit dans la grande Histoire des fractures de notre époque, celles de la décolonisation, de la guerre d’Algérie et du génocide rwandais de 1994. Des fractures, mais un souffle de vie qui permet d’espérer.

Jean Carbonare, Ensemble se remttere debout

Ensemble se remettre debout

Sept chapitres, cinq pays et deux continents : ce récit retrace une belle histoire d’amitié et de solidarité, le récit d’un homme qui traque avec d’autres hommes l’injustice et la pauvreté qui les humilient. Jean Carbonare a laissé à son épouse Marguerite le soin d’écrire ce livre.

Son humour, sa foi et son énergie font oublier la souffrance qui est à l’origine de sa rage de vivre et de changer les choses. Il voulait mettre debout les hommes qui avaient perdu leur dignité car il savait ce que signifie « perdre sa dignité ».

Cet ouvrage montre qu’il est possible de changer le cours de l’histoire des pauvres : en Algérie – à peine sortie de guerre – où le désert peut reverdir, au Sénégal écrasé par la grande sécheresse sahélienne de 1973, … ou au Rwanda dans les cendres du génocide des Tutsis de 1994 où des logements pour veuves peuvent les réconcilier avec la vie.

Jean a découvert, dès 1993, la préparation du génocide des Tutsis au Rwanda – un an avant qu’il n’ait lieu ! Il l’a nommé et l’a dénoncé à la face du monde et, hélas, il a assisté à son exécution en 1994, dans l’indifférence et même la complicité de certaines autorités de son pays. Il n’a jamais cessé de dénoncer l’inavouable.

La vie de Jean Carbonare a été plus vaste que ses écrits. Une vie comme une préface : il voulait toujours avoir vingt ans de moins.

Préface par Ezéchias Rwabuhihi et postface par Stéphane Hessel

Marguerite Carbonare

Marguerite Carbonare

Née en 1936 dans une famille protestante, Marguerite Carbonare poursuit des études de lettres classiques à Besançon et Grenoble, et part avec son mari Jean Carbonare, en Algérie, où elle sera professeur de français de 1961 à 1975, puis au Sénégal de 1975 à 1987. Elle enseignera bénévolement quelques mois au lycée de Kigali, après le génocide. Tout au long de ces années africaines, elle accompagne son mari dans des combats exaltants, mais parfois difficiles, contre la pauvreté et pour la justice. Elle vit actuellement à Dieulefit, dans la Drôme.

 

Rencontre avec Wassyla Tamzali

Vendredi 16 novembre à 18h. Salle Risset.

De l’indépendance aux révolutions arabes : où en est l’Algérie ?

Intellectuelle de renom, écrivaine à la plume lyrique et acérée, Wassyla Tamzali avait 20 ans à l’indépendance de son pays, l’Algérie. Une des premières femmes avocate à la Cour d’Alger, cinéphile avertie (En attendant Omar Guetlato, regards sur le cinéma algérien, 1979, Éditions L'Harmattan), elle accompagne avec enthousiasme le mouvement révolutionnaire de son pays et le représente, tant dans les festivals de cinéma de divers continents à l’époque flamboyante, qu’à l’UNESCO à Paris comme chargée du programme sur les violations des droits des femmes, puis directrice pour la Promotion de la condition des femmes de Méditerranée. Mais elle devra s’exiler à partir des années noires. Celle pour qui l’évocation de l’indépendance de son pays ne s’ouvre plus que sur un «silence fracassant» (El Watan - 5 juillet 2012), nous brossera un panorama de l’évolution de l’Algérie de ces 50 dernières années. Comme témoin d’abord, mais aussi comme analyste lucide du Maghreb d’aujourd’hui. En particulier, nous verrons avec elle si l’Algérie a vraiment été « allergique au pollen du printemps arabe ». Pour cela, elle s’appuiera entre autres sur ses principaux ouvrages publiés depuis 2008 (Une éducation algérienne, 2008, Éditions Gallimard - Une femme en colère, 2009, Éditions Gallimard - Histoires minuscules des révolutions arabes, 2012 - Éditions Chèvre-Feuille Étoilé), où sont mis au centre du devenir arabe les héros minuscules grâce à qui, selon elle, arrivent toutes les révolutions.

Wassyla Tamzali

Wassyla Tamzali

Wassyla Tamzali a été avocate à Alger, puis directrice des droits des femmes à l’Unesco, à Paris. Aujourd’hui, elle partage son temps entre l’écriture et les actions militantes au sein du mouvement féministe maghrébin et pour un dialogue entre les peuples de la Méditerranée.

Elle est notamment l’auteur de L’Énigme du Maghreb, où elle dénonce la polygamie dans les pays maghrébins. Elle est également l'auteur de Une éducation algérienne (Gallimard/Folio, 2007), Burqa ?, en collaboration avec Claude Ber (Éditions Chèvre-Feuille Étoilé, 2010), Une femme en colère : lettre d’Alger aux Européens désabusés (Gallimard, 2009).

Le 8 mars 2012, elle est à l’initiative, avec 7 autres femmes arabes, de L’appel des femmes arabes pour la dignité et l’égalité.

Rencontre avec Jimmy Markoum

Jeudi 15 novembre à 20h. Salle Risset. • En partenariat avec Les Amis du Monde diplomatique

Y a-t-il eu une révolution en Égypte ?

Il y a un peu plus d'un an et demi, le 11 février 2011, le président Moubarak démissionnait, les Egyptiens fêtaient, après la Tunisie, le succès de leur révolution. Mais la joie fut de courte durée ! L'armée, chargée de mener à bien la transition démocratique du pays, se lança rapidement dans une contre-révolution, à peine dissimulée, pour sauver le régime. Et les mouvements islamistes, quant à eux, bien que très marginaux dans le mouvement révolutionnaire, se sont alors érigés en défenseurs de la révolution. Ils remportèrent les élections législatives puis présidentielles. Aujourd'hui, d'aucuns pensent que la dictature militaire va laisser place à une dictature religieuse. Qu'en est-il ? Que sont devenues les revendications de la révolution ? Que sont devenus les révolutionnaires ?

Jimmy Markoum

Jimmy Markoum

Géographe, arabisant et diplômé de l'Ecole Normale Supérieure, je me suis spécialisé durant mes recherches dans l'étude des villes et des sociétés du Proche-Orient. Entre 2008 et 2011, j'ai séjourné dans plusieurs pays de la région afin de réaliser mes recherches de master, d'abord à Amman (Jordanie), puis à Damas (Syrie), et enfin au Caire (Égypte) où je suis resté finalement deux ans. En janvier 2011, j'étais boursier de recherches au CEDEJ (Centre d'Études et de Documentation Économiques, Juridiques et Sociales) du Caire quand éclata la révolution égyptienne. Dès le 25 janvier, et pendant plus de quinze jours, j'ai suivi des amis égyptiens dans les rues du Caire, appareil photo en main. De retour en France, j'ai monté une exposition de photographies (Et pendant ce temps au Caire… une révolution égyptienne, 12 octobre au 16 décembre 2011, ENS-Lyon), réalisé un court documentaire et écris plusieurs articles pour la presse nationale (Mediapart, Le Monde, Rue89).

 
 

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