16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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16° édition du 5 au 13 novembre 2016

Afri-Mômes : pour les spectacles et surtout celui au Sénacle il est préférable de réserver en contactant Martine Desgranges au 07 68 35 48 94

Soirée Outre-mer : Musiques et danses, rencontre des Antilles et du Pacifique

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Une soirée pleine de rythmes et de couleurs avec trois ambiances trois groupes pour découvrir les richesses des Antilles et de la Polynésie.

Escale dans l'océan atlantique : avec les associations Bakwa et sa biguine, Mala'ka et ses percussions Ka

Escale dans l'océan pacifique : avec l'association Porinetia25 et ses danses et chants de Polynésie; Tahiti

Salle Battant, entrée 5 €uro, 11 novembre à 20:30.

Aliker

alikerRéalisé par : Guy Deslauriers – France – 2008 – 110 min

Date de sortie cinéma : 3 juin 2009.

Avec : Stomy Bugsy, Lucien Jean-Baptiste, François Marthouret

Synopsis :

Antilles. Colonie de la Martinique, dans les années 30. Un simple militant communiste, André Aliker, malgré l'opposition effrayée de ses proches, va prendre la direction de la feuille imprimée que son parti fait paraître, vaille que vaille

Patrick Chamoiseau qui signe le scénario a chercher à donner de l'épaisseur et une forte charge émotionnelle à un événement reconstruit à partir de quelques archives, notamment le journal Justice (toujours en activité mais devenu journal militant) que dirigeait Aliker et des témoignages de personnages de l'époque, en particulier son frère Pierre, compagnon des 56 années d'Aimé Césaire à la mairie de Fort-de-France et qui aura toute sa vie porté en blanc le deuil de son frère assassiné.

Après "La Rue Cases Nègres" en 1983 d'Euzhan Palcy qui décrivait l'univers de la fin des plantations, Aliker dessine la naissance de Fort-de-France avec son centre ville mulâtre à l'époque de la naissance du parti communiste qui éveillera peu à peu les consciences des ouvriers des usines, des charbonnières, des servantes, des balayeuses. Aliker apparait dans ce film comme un homme entier, imprudent, qui au péril de sa vie se lancera dans un combat à l'époque annoncé comme perdu d'avance dans un monde où "les forces capitalistesse soutiennent entre elles".

Cinéma Victor Hugo, présenté par Michel Amarger, 7 novembre à 18:00.

La Rue Cases Nègres

rue-cases-negresRéalisé par : Euzhan Palcy – France – 1983 – 103 min.

Avec : Garry Cadenat, Darling Legitimus, Douta Seck

Synopsis :

« Pour toutes les rues Cases Nègres du monde… »

Le film débute à Rivière-Salée du Nord, un village d'ouvriers agricoles du Gouvernorat de Martinique, en août 1930. Il met en scène le combat d'une grand-mère, M'man Tine, afin que son petit fils José, qu'elle élève seule, jouisse d'une bonne éducation et d'une instruction lui permettant de devenir fonctionnaire et, ainsi, lui éviter de travailler sa vie durant dans les champs de canne. José est initié à la tradition et aux cultes des anciens par son ami Médouze le vieux sage du village. Monsieur Roc l'instituteur sera un soutien constant pour le jeune garçon. La fin du film est placée à mi-mai 1932 (le vendeur du journal Le Temps crie : « Le président Dou-mer as-sas-siné » : no 25823 du 8 mai 1932).

Ce film est une adaptation à l'écran du roman de Joseph Zobel La Rue Cases-Nègres, Éditions Présence africaine.

Récompenses : en 1983, Euzhan Palcy obtient à la Mostra de Venise le Lion d'Argent pour la meilleure première œuvre et Darling Légitimus, le Lion d'or et la Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine, pour son interprétation du rôle de Man Tine. En 1984, la réalisatrice martiniquaise obtient le César de la meilleure première œuvre. Ce film a obtenu le prix du public au 9ème Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou en 1985.

Copie restaurée, nouvelle sortie le 17 février 2010

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Euzhan Placy

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Formation

Habitée par la passion du cinéma dès l'âge de dix ans, Euzhan Palcy réalise en Martinique un premier moyen métrage pour la télévision, La Messagère (1975). Arrivée à Paris, elle suit pendant deux ans des cours de cinéma à Louis-Lumière et de littérature à la Sorbonne, tout en travaillant sur plusieurs films (Safrana, Sidney Sokhona ; La Raison, Daniel Kollo Sanou, 1977).

Carrière au cinéma

En adaptant au cinéma l'oeuvre de Joseph Zobel, La Rue Cases-Nègres (1983), Euzhan Palcy devient la première Antillaise à porter à l'écran et aux yeux de tous la mémoire des Antillais. L'histoire simple de José et de sa grand-mère, qui s'épuise à travailler pour que son petit-fils puisse suivre ses études, fait le tour du monde et récolte nombre de récompenses dans les festivals internationaux, dont le césar de la meilleure première oeuvre et le Lion d'argent à Venise. C'est avec des moyens bien plus importants, puisque produite par Hollywood, qu'elle tourne en 1989 son deuxième long métrage, Une saison blanche et sèche. Adapté du roman d'André Brink, ce plaidoyer contre l'Apartheid, interprété notamment par Donald Sutherland et Marlon Brando, reçoit également les éloges de la critique. Son troisième film, Siméon (1992), plus léger, retrace l'histoire d'un jeune musicien créole sur fond de musique zouk et de paysages guadeloupéens. De 1994 à 1995, elle réalise une série de trois films documentaires sur Aimé Césaire Aimé Césaire, une parole pour le XXIème siècle. Elle tourne un documentaire retraçant l'épopée méconnue des antillais dans la résistance Parcours de Dissidents (2005).

Autres activités

Euzhan Palcy réalise pour la télévision au USA L'Atelier du diable (1983), Ruby Bridges (1998) et The Killing yard (2001). Elle tourne en France un téléfilm deux épisodes Les Mariées de l’isle Bourbon (2007), sur le peuplement de la Réunion au 17ème siècle. Elle sort deux albums de chansons pour enfants : Reggae Timoune et L'École des oiseaux. Durant trois années, Euzhan Palcy est scénariste et productrice exécutif pour la Fox.

Prix

  • Meilleur réalisateur pour une première œuvre, 1984 au Césars du Cinéma Français pour le film : Rue Cases Nègres
  • Meilleure première œuvre, 1983 au Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) pour le film : Rue Cases Nègres

Cinéma Victor Hugo, présenté par Michel Amarger, 6 novembre à 13:30.

 
 

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