16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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16° édition du 5 au 13 novembre 2016

Afri-Mômes : pour les spectacles et surtout celui au Sénacle il est préférable de réserver en contactant Martine Desgranges au 07 68 35 48 94

L’insolite cimetière marin de Madhia (Christian JEANTELET)

Originaire de Franche-Comté, mon intérêt pour les voyages et ma passion pour la photographie m’ont conduit à séjourner à de nombreuses reprises en Afrique.

C’est dans le cimetière marin de Madhia, en Tunisie, que les photos qui sont présentées dans le cadre de l’exposition « Vues d’Afrique » ont été prises.

C’est un endroit surprenant par l’esthétique de son environnement et l’atmosphère peu commune qui y règne.

Des milliers de tombes blanches parsèment la colline du Cap Afrique, une presqu’île d’1,5 km de long. Les habitants de Madhia viennent fréquemment s’y promener en famille vont y chercher un peu de calme et de solitude.  Les femmes « visitent » régulièrement leurs morts, et s’y rencontrent pour papoter, alors que les enfants jouent autour des tombes…

Dominé par un phare à côté duquel on trouve un terrain de sport pour les jeunes du quartier, le cimetière jouit d’une animation quasi continue.

Le caractère à la fois paisible et animé du paysage est rehaussé par l’ancien port qui se trouve en contre-bas du cimetière. Il constitue aujourd’hui un refuge pour les petits bateaux à rames, servant à la pêche artisanale.

Mahdia est vraiment unique et on est forcément touché par la poésie du lieu et la sensation de sérénité qui s’en dégage…

Association SOLENCA (Cameroun)

L’association SOLENCA Solidarité Enfance Cameroun est partenaire de l’Association AGAPE à Douala. Cette association est un Centre de refuge pour enfants défavorisés à Douala, Cameroun. Les enfants ont de 8 à 14 ans.

Dans le cadre du partenariat, SOLENCA a fait don de deux appareils photos aux enfants du Centre. Le but était d’initier les enfants à la photo avec la perspective de participer à l’exposition Vues d’Afrique 2015.

Les enfants ont choisi plusieurs thèmes. Nous présentons ici le thème « Scènes de pêche à Limbé et Youpwé ». Les photos ont été prises à Limbé, village de pêcheurs et dans le quartier Youpwè à Douala.

 

LIMBÉ

Limbé est une ville du sud-ouest  du Cameroun située sur le flanc sud du Mont Cameroun, au bord de l’océan Atlantique.

Connue sous le nom de Victoria, la ville fut rebaptisée sous le nom de Limbé en 1982. Cette ville est aussi l’ancien port d’embarquement des esclaves.

Les plages de sable noir accueillent les pirogues des pêcheurs. Des femmes écaillent les poissons fraîchement pêchés pour être vendus sur le marché.

YOUPWÈ, le marché au poisson

C’est un quartier de Douala à l’estuaire du fleuve Wouri, entre la terre et la mer.

Youpwè, ce petit village de quelques milliers d’âmes à proximité de la mer un véritable marché aux poissons frais. C’est aussi un centre de transit du poisson fumé vers les autres marchés du Cameroun. Le marché de Youpwè draine, chaque jour à partir de 3 heures du matin, une population dense et cosmopolite. Elle vient des quatre coins de la ville pour se ravitailler en poissons frais. La réputation du marché de Youpwè a dépassé les frontières nationales.

Youpwè est aussi le lieu où les pirogues viennent embarquer ou débarquer les voyageurs en partance ou en provenance des villages.

Christian Jeantelet - « La culture et l’éducation face à l’obscurantisme ! » (Mali – Mauritanie)

Franc-Comtois d’origine, je demeure près de Besançon, ville où j’exerce mon activité professionnelle. Passionné de voyage et de photographie, l’Afrique constitue l’une de mes destinations privilégiées. J’ai été amené ainsi à séjourner à de nombreuses reprises en Mauritanie, au Maroc, Niger, Mali, Lybie, Burkina, Cap Vert, Algérie ...

 

 

Avec ces quelques photos prises dans plusieurs pays d’Afrique, j’ai souhaité mettre en parallèle le glorieux passé culturel de ce continent et témoigner de la soif d’apprendre que les jeunes africains peuvent avoir aujourd’hui malgré les conditions difficiles auxquelles ils sont confrontés.

Ainsi, ma série de photos évoque à la fois les bibliothèques du désert de Mauritanie (XIIème siècle) lesquelles témoignent de la grande richesse intellectuelle passée de ce pays mais également le sujet des classes surchargées des villages, en passant par l’école coranique de Djenné ville du Mali qui a été un centre d’éducation important à l’instar de Tombouctou.

A l’heure où la culture et l’éducation sont menacées par l’obscurantisme dans certains de ces pays d’Afrique, il me semblait opportun de pouvoir apporter ce modeste témoignage photographique…

Jean Paul Thabourey - « A l'école, des artistes... » (Bénin)

Instituteur à la retraite depuis 2008, je me rends régulièrement au Bénin pour des séjours de trois à quatre mois. Je fais partie d'une petite association humanitaire (le C.A.SOL. 70) qui travaille avec une ONG Béninoise (CPN Les Papillons), située dans le département des Collines, dans le village de Kamaté-Shakaloké. Nos actions  contribuent à faciliter et à améliorer la scolarisation des enfants en maternelle et en primaire. Parmi elles, ces deux ateliers artistiques animés par deux artistes du pays dont je propose quelques images.

 

A l'école, des artistes...

Il s'agit de photos qui ont été prises lors de deux ateliers artistiques qui se sont déroulés à l'école primaire publique de Kamaté-Shakaloké, au Bénin, lors de mon dernier séjour, du 15 février au 15 mai 2015. Ces ateliers ont été animés par deux artistes béninois, Pitios et Grégoire, dans le cadre de l'action de notre association le C.A.Sol. 70.Ces ateliers ont été organisés pour permettre aux élèves la pratique d'activités artistiques qui ne sont jamais organisées à l'école, par manque de temps et de moyens.
Les élèves y ont participé avec beaucoup d'enthousiasme et les instituteurs ont découvert parmi eux de véritables artistes, qu'ils ne soupçonnaient pas !
J'ai voulu montrer au travers des photos que je propose cet enthousiasme des élèves, leur attention et leur concentration, le plaisir qu'ils ont eu à regarder travailler les artistes devant leurs yeux émerveillés, et l'intérêt que les parents ont porté aux œuvres de leurs enfants lors de l'exposition finale.

Christine Pommatau - Monts Alantika (Cameroun)

Présidente d'une petite association de solidarité internationale qui œuvre au Cameroun pour l'amélioration des conditions de vie des enfants et surtout des petites filles (scolarisation, hygiène, santé).
Toujours intéressée à découvrir de nouveaux paysages et habitants dans le monde.

Voyages en 2000 et 2002

Les Monts Alantika -qui signifierait les monts connus de dieu seul- sont une chaîne montagneuse d’une altitude atteignant 1.885 mètres. Situés à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun sur la rive gauche du fleuve Faro, ils forment la dorsale camerounaise très pittoresque, et sont un terrain très propice au trekking.

A partir de la ville de Wangaï, à 180 kilomètres de Garoua, vous vous lancerez à l’attaque des montagnes où vous marcherez plusieurs jours. Ce voyage est une succession de paysages grandioses, à la limite du réel. Vous découvrirez des populations restées en dehors de toute civilisation moderne, notamment les Komas, un peuple du Nord Cameroun qui s’est réfugié dans les Monts Alantika pour échapper aux envahisseurs musulmans qui voulaient en faire des esclaves.

Généralement vêtus de feuilles d’arbuste, les Komas sont animistes, vénèrent les éléments de la nature et les ossements de leurs ancêtres. Autre particularité chez ce peuple, la circoncision féminine y consiste en la cassure de deux incisives. La jeune fille y acquiert la maturité à l’âge de 12 ans, âge auquel elle peut être épousée. La dot consiste en une tasse de mil et une tête de houe offerte par le fiancé à la famille de sa dulcinée.

Cécile Pheulpin – « Jeux d'enfants » et « La vie dans les rizières » (Madagascar)

Psychologue scolaire en Franche-Comté après avoir été enseignante spécialisée, j'ai connu les voyages très tôt (grâce à ma famille) avec un premier séjour au Nigeria à l'âge de cinq ans. Après quelques périples en Asie, en Europe et en Amérique centrale, l'Afrique reste et restera très certainement ma destination privilégiée. C'est sans filtre et sans lumière artificielle que j'ai décidé dès le départ de capter à travers l'objectif des attitudes, des regards, des couleurs, des scènes de vie... Aucune photographie n'est recadrée ni retouchée par la suite.

* Fiches de présentation des projets :

Projet 1 : Jeux d'enfants à Madagascar

Dans les ruelles, sur la plage, avec rien ou presque rien, ils jouent. Une boîte de conserve vide, un sac en plastique, du sable, de la ficelle, du tissu, une jante de vélo, un morceau de biscuit... rien ne se perd, tout peut se transformer en jeu avec un peu d'imagination. Aux quatre coins de Madagascar, les enfants s'amusent et gardent toujours le sourire. La découverte d'un ballon de baudruche les émerveille !!! Mais cela ne restera qu'éphémère, ils s'en retournent vite aux joies avec les moyens du bord, avec les ressources trouvées dans un terrain vague. Et parfois, étonnamment, un jeu vidéo en réseau, dans un local où le silence règne, seul le fond sonore des bruits de la partie en cours arrive aux oreilles des passants.

Projet 2 : La vie dans les rizières Malgaches

Presque partout sur l'île (hormis dans le sud trop aride), les rizières façonnent le paysage. Le riz (ny vary) reste l'aliment de base à Madagascar. En milieu rural, 65 % des ménages cultivent cette céréale. La riziculture se travaille encore de façon très rudimentaire (traction humaine ou zébus attelés dans le meilleur des cas). Au coeur des terrasses, les scènes sont parfois étonnantes. Il y a une micro-vie dans ces rizières. Les zébus, les canards, les hommes s'y retrouvent et peuvent y rester le temps de pêcher à la ligne ou au panier, le temps de manger, le temps de s'amuser ou encore le temps de travailler. La culture du riz n'est pas de tout repos, il faut labourer, moissonner, repiquer, trier et tout cela avec bien souvent avec des moyens ancestraux. A défaut de chemins, les rizières sont des lieux de passage (à pieds, en pirogue) pour rejoindre le village.

Marie-Jo Girod - « Vie au village de Tissent » (Maroc)

Je vis à Besançon depuis 1988. Je suis née à Salins les Bains. Ma carrière professionnelle s’est déroulée dans le secteur sanitaire, médico-social et social.

Je fais de la photographie en amatrice, je ne retouche généralement pas  mes photos… Les portraits de face sont réalisés avec l’accord des personnes.

La photographie me permet tout en regardant, en observant de rechercher ce qui « mérite » une photo. Les portraits ne m’attirent pas en premier réflexe, je préfère des situations, des objets, des paysages, la faune, la flore.

Je suis membre active de l’association ALGEBRE : en 2003 avec un groupe de randonneurs nous avons découvert  la vallée des Aït Bou Oulli, au cours du séjour, les randonnées, les visites, les échanges avec le guide et les villageois nous ont permis de mesurer les difficultés de la vie dans la montagne. Après un deuxième séjour en 2004 avec quelques amies-amis nous avons décidé de réactiver une petite association ALGEBRE, support indispensable pour mener à bien des actions de solidarité. Les habitants de la vallée ont également créé une association.

Je vis à Besançon depuis 1988. Je suis née à Salins les Bains. Ma carrière professionnelle s’est déroulée dans le secteur sanitaire, médico-social et social.

Je fais de la photographie en amatrice, je ne retouche généralement pas  mes photos… Les portraits de face sont réalisés avec l’accord des personnes.

La photographie me permet tout en regardant, en observant de rechercher ce qui « mérite » une photo. Les portraits ne m’attirent pas en premier réflexe, je préfère des situations, des objets, des paysages, la faune, la flore.

Alain Coupey - « Sur la tête » (TOGO)

A Lomé, comme partout ailleurs en Afrique noire, les africains (principalement les femmes) portent tout ce qu’ils ont à transporter sur leur tête.

Les charges sont de nature très variées et peuvent être très volumineuses ou très lourdes.  J’ai vu au marché de Lomé un homme porter une grosse caisse avec 80 kilos de tomates. Evidemment, il a besoin d’aides pour le chargement et le déchargement… Ils utilisent un foulard qu’ils mettent sur leur tête et sur lequel ils posent la charge.

Il leur faut une musculation du dos très particulière qu’ils entretiennent tous les jours et qui leur donne cette allure fière et altière que nous leur connaissons.

 

 
 

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