16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon 2017

17° édition du 11 au 19 novembre 2017

Appel à films et projet jusqu'au 30 juin 2017 : Accès aux formulaires d'inscription

Documentaires hors compétition

Le festival continue à proposer une compétition dédiée exclusivement aux films documentaires. Les quatre programmateurs ont visionné plus de 60 projets pour n’en retenir que 12 qui seront soumis à l’appréciation du jury présidé cette année encore par Anne Lainée. La compétition restreinte permet de présenter un panorama de l’Afrique actuelle avec un réel courage. Les programmateurs proposent des films documentaires en hors-compétition et innovent avec une nouvelle section axée sur des films ethnographiques. Beaucoup de films seront accompagnés par leurs réalisateurs, entre autre Simplice Ganou, lauréat 2011, qui viendra à Besançon dans le cadre du mois du documentaire rechercher son prix…

Les Juifs d'Égypte

Mercredi 13 novembre à 16 h. • Centre diocésain. Dans le cadre de la journée thématique « Le départ des Juifs d’Égypte et du Maroc ».

Réalisé par Amir Ramsès • Égypte, 2012, 95 min.

Les Juifs d’Égypte sont deux documentaires dans lesquels les réalisateurs s’interrogent sur le départ, massif, des juifs des pays arabes dans lesquels ils vivaient depuis deux millénaires, vers d’autres ailleurs, pas seulement Israël, dans la seconde moitié du XXè siècle. En Égypte par exemple, jusqu’à 1956, la communauté juive vivait en harmonie avec les chrétiens et surtout la majorité musulmane. Ce documentaire tente de comprendre le changement qui s’est amorcé dans la société égyptienne, passant d’une culture de tolérance à un attitude de rejet des minorités. Quelles sont les raisons qui ont poussé les Égyptiens à voir leurs Juifs non plus comme des partenaires, mais comme des ennemis ?

Section Ethnologie : Brigitte Senut, la dame aux fossiles

Mercredi 13 novembre à 20 h. • Centre diocésain • Projection-débat en présence de Brigitte Senut.

Film réalisé par Philippe Ayme • Kenya, 2012, 52 min.

Brigitte Senu : La dame aux fossiles

Portrait de la paléontologue Brigitte Senut, Professeure au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, qui fut récompensée en 2008 par le prix Joliot-Curie comme « Femme scientifique de l’année ».

Brigitte Senut dérange souvent dans son combat contre les idées reçues : cette chercheuse passionnée questionne la place de la femme dans la recherche comme celle de la science dans nos sociétés. Elle a fait aussi de la transmission des connaissances son cheval de bataille et milite pour la plus grande diffusion possible du savoir par l’éducation, en France bien sûr, mais aussi en Afrique où, de la Namibie à l’Ouganda, de l’Afrique du Sud au Kenya, elle forme aussi ses collaborateurs africains dans le but qu’ils/elles prennent le relais de la recherche dans leurs propres pays.

Ce film nous fait également découvrir le rift kenyan, terre d’Orrorin (hominidé âgé d’environ 6 millions d’années, découvert par Brigitte Senut) et de la communauté Tugen, au Kenya, qui a su, au fil des missions de Brigitte et de son équipe, s’approprier une science et un patrimoine.

Philippe Ayme

Après un BTS audiovisuel au lycée Jacques Prévert de Boulogne-Billancourt, Philippe Ayme est d’abord opérateur sur des films documentaires. En 2003, il développe au sein de la résidence d’écriture d’Ardèche Images son premier film documentaire, De Père en fils (2005). En 2006, dans le cadre d’une commande de la Cité des Sciences et de l’Industrie pour l’exposition La ruée vers l’Homme, il filme Brigitte Senut lors d’une mission au Kenya.

Entre 2007 et 2010, il a réalisé plusieurs films dans le cadre de commandes institutionnelles dont Éveil à l’Harmas, Ici et là-bas ou encore Louis Viannet, le sens des autres. Brigitte Senut, la dame aux fossiles est son 2ème film pour la télévision.

Noirs de France

Mardi 12 novembre à 16 h, 18 h et 20 h. • Centre diocésain • En présence de Juan Gélas, co-auteur et réalisateur de la série.

Film réalisé par Pascal Blanchard et Juan Gélas • France, 2011, 156 min (3 parties).

Noirs de France

Pour la première fois, une grande série documentaire nous plonge au cœur d’une histoire encore mal connue, avec ses pages sombres et ses moments de lumière : Africains, Malgaches, Réunionnais, Martiniquais, Guadeloupéens, Guyanais, Comoriens, Haïtiens, Kanak… Parisiens, Marseillais, Bordelais, Lillois et de bien d’autres lieux encore. Noirs et Français, tout simplement. Depuis plus de trois siècles. Et pourtant…

  • 1889 - 1939 : Le temps des pionniers
  • 1940 - 1974 : Le temps des migrations
  • De 1975 à nos jours : Le temps des passions

Cette série documentaire retrace la construction de l’identité noire française et donne la parole aux acteurs et héritiers de cette histoire. Celle-ci, pourtant ancienne, devient visible à partir de l’exposition universelle de 1889. Le récit traverse deux conflits mondiaux, la colonisation, les indépendances et les migrations venues des Antilles, d’Afrique, de l’océan Indien ou encore de Nouvelle-Calédonie, et évoque l’influence afro-américaine depuis l’entre-deux-guerres.

C’est une histoire passionnante que Noirs de France nous invite à découvrir. En trois épisodes (1889 - 1939 : Le temps des pionniers ; 1940 - 1974 : Le temps des migrations ; De 1975 à nos jours : Le temps des passions), l’historien Pascal Blanchard et le réalisateur Juan Gélas nous racontent plus d’un siècle de présence noire en France. Les images d’archives, saisissantes, et les témoignages de la nouvelle génération retracent les combats oubliés et rappellent le paradoxe d’une France à la fois terre de liberté et d’oppression. Le film donne la parole à une trentaine d’acteurs ou héritiers de ce passé commun : de Léopold Sédar Senghor, Président de la République du Sénégal, à Pascal Légitimus, comédien, ou Lilian Thuram, ancien international de football, de Christiane Taubira, ex-députée de la Guyane et actuelle Garde des Sceaux, à Françoise Vergès, politologue, Présidente du Comité pour la mémoire de l’esclavage, ou Rokhaya Diallo, militante associative, pour n’en citer que quelques-uns. Une histoire qui concerne aujourd’hui entre 3 et 4 millions de citoyens français qui réclament de plus en plus leur place dans la société – mais qui est très peu présente dans nos manuels scolaires. Être Noir en France, c’est être l’héritier de plusieurs siècles de luttes, de sacrifices et de passions pour obtenir la liberté, l’égalité et la fraternité. C’est aussi une histoire de rencontres et de combats partagés. Une histoire à peine évoquée dans les livres, et qui concerne pourtant plus de trois millions de Français.

Pascal Blanchard

Pascal Blanchard est historien et documentariste. Spécialiste de l’Empire colonial français, il a réalisé plusieurs expositions sur le thème de la colonisation et de l’immigration. Il a publié ou codirigé une trentaine d’ouvrages et revues sur ces thèmes, réalisé plusieurs documentaires télévisés (Les Zoos humains, 2002 ; Paris couleurs, 2005 ; Des noirs en couleur, sur les joueurs afro-antillais et néo-calédoniens en équipe de France de football, 2008) et a collaboré à plus d’une dizaine de films de fiction ou documentaires. Il intervient régulièrement dans les débats et dans les médias, pour promouvoir un autre rapport du présent au passé colonial et à la relation à l’histoire des immigrations « des Suds » (coloniales et post-coloniales) en France.

Juan Gélas

Juan Gélas est réalisateur de documentaires. Il a travaillé en Grande-Bretagne pour la BBC et Channel 4 et en France pour Arte et France Télévisions. C’est lui qui a écrit la toute première version de ce projet en 2006, lorsqu’il est revenu en France, après plus de vingt ans passés à vivre et travailler à Londres : « Au lendemain des soulèvements de 2005, de nombreux débats pointaient vers une « question noire » assez floue, associés à une peur du communautarisme et à une fracture du pacte républicain. [...] Il m’a semblé que la plupart de ces débats reposaient sur une ignorance collective très forte de l’histoire afro-antillaise française et relevaient plutôt du fantasme, de l’idéologie. En même temps, l’absence de voix afro-antillaises dans nos médias m’est apparue comme assourdissante, dangereuse. L’idée de fonder ce projet dans l’Histoire de France s’est imposée alors comme une évidence. [...] C’est à ce moment que Pascal Blanchard a rejoint le projet ».

 
 

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