16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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16° édition du 5 au 13 novembre 2016

Afri-Mômes : pour les spectacles et surtout celui au Sénacle il est préférable de réserver en contactant Martine Desgranges au 07 68 35 48 94

Vues d’Afrique

Du 9 au 16 novembre de 13 h. à 19 h. (11 novembre, ouverture à 10 h.) • Entrée libre • Salle Proudhon • 2, place du Théâtre (à côté du Kursaal).
Vernissage de l’exposition lundi 11 novembre à 18 h.

Plus de 25 projets présentés pour 10 de retenus en photographie et un sur le diaporama. Les 10 projets retenus par les organisateurs de ce cru 2013 transporteront le public à travers des carnets de voyages, des rencontres, des ambiances et surtout des tranches de vies… Ce sont 10 photographes qui partagent leur regard sur l’Afrique d’aujourd’hui. La diversité des pays et des thèmes nous montrent encore une foi une Afrique mosaïque et riche.

Chaque jour les photographes sont présents à tour de rôle pour expliquer leur démarche. Rencontre possible pour les scolaires sur demande.

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Action coordonnée par Daniel Toffel.

Exposition photographique

Les 10 projets retenus par les organisateurs de ce cru 2013 transporteront le public à travers des carnets de voyages, des rencontres, des ambiances et surtout des tranches de vies… Ce sont 10 photographes qui partagent leur regard sur l’Afrique d’aujourd’hui. La diversité des pays et des thèmes nous montrent encore une foi une Afrique mosaïque et riche.

Photographes

Association Asunoes
Étonnante Afrique (Bénin)

Betourne Michel
Sur les sentiers du Toubkal (Maroc)

Deschaseaux Pierrette
Petits métiers du Cameroun (Cameroun)

Frelat Damien
Éthiopie mystérieuse (Ethiopie)

Jeantelet Christian
Couleurs de Chefchaouen (Maroc)

Lardier Bernard
Le tata somba (Bénin)

Pommatau Michel
Les pygmées (Cameroun)

Spaety Jude
Visages de Sierra Léone (Sierra Léone)

Studer Aurélia
Au fil du fleuve Niger (Niger)

Tabourey Jean-Paul 
Concasseurs de cailloux (Bénin)

Association Asunoes • Bénin

Bertrand Lardier, Odile Catteau, Patrick Perrod, Céline Gayet

Étonnante Afrique • Bénin

Asunoes-France est une association reconnue d’utilité publique qui a pour objectif d’aider à la scolarisation des enfants sourds à l’école de Louho à Porto-Novo au Bénin. Parrainages, actions diverses au cours de l’année, financement et pose de panneaux photovoltaïques par des élèves du Lycée Professionnel Monjoux… Nous avons effectué un splendide voyage au Bénin en mars 2012, avec 30 membres de l’association. Parmi eux, 4 photographes amateurs nous ont ramené des regards différents à travers leurs photos, tous empreints de tendresse et témoins de leurs émotions. Nous souhaitons faire partager cet amour du Bénin et de leurs habitants qui nous fait vibrer, nous ont bouleversés… Notre thème regroupant cette première série de photos pourrait se nommer « étonnante Afrique ».

Michel Bétourné • Maroc

Sur les sentiers du Toubkal • Maroc, Haut Atlas

Retraité, ancien conseiller en Chambre d’agriculture et professeur de l’enseignement agricole en France et au Maroc.

Les photos répètent et approfondissent les voyages, au retour. Elles offrent de magnifiques occasions de confronter les souvenirs et les points de vue quand les participants les regardent ensemble, à tête reposée. Le regard s’aiguise, pointe tel ou tel détail significatif des êtres et des choses aperçu trop vite en marchant… C’est pour cela que depuis quelques années, j’emporte l’appareil photo » toujours prêt » car l’instant est fugace et quelle désolation de n’en point disposer au bon moment !

Très loin de l’agitation et de la platitude urbaine, sur ces sentiers muletiers qui serpentent à l’envie sur les flancs du Toubkal à quelques dizaines de km de Marrakech. Le silence, seulement troublé parfois par le raclement des sabots des mules sur le chemin, le glou glou de l’eau dans les «seguias» d’irrigation ou, le moment venu, l’appel à la prière ou encore le « la bâs » souriant et encourageant du fellah de rencontre. Le regard qui s’échappe et se ravit des maisons de terre en gris clair ou en ocre rouge des douars traversés, cernés de cultures en terrasses, chargées aussi de genévriers, de noyers. Un regard captivé sans cesse par le saisissant contraste entre les vallées verdoyantes et les montagnes arides qui les dominent. La randonnée qui, dans les villages, ressemble à une marche dans un jardin géant généreusement alimenté par l’oued qui ne se dessèche pas.

Pierrette Deschaseaux • Cameroun

Petits métiers du Cameroun • Cameroun

Proviseur-adjoint aujourd’hui retraitée, je dispose enfin du temps nécessaire pour me livrer à mes passions, notamment les voyages à la découverte de cultures et de civilisations différentes de celles d’Europe. Vaste continent constitué d’une multitudes de pays et de peuples très divers, l’Afrique offre au voyageur novice une multitude d’expériences nouvelles et formatrices. J’ai eu la chance de visiter un peu plusieurs pays d’Afrique, le Burkina Faso, et le Sénégal. Plus récemment, en 2010 et 2013, ce fut le Cameroun dans le cadre d’une association humanitaire, SOLENCA, SOLidarité Enfance CAmeroun, qui a beaucoup aidé à la scolarisation des enfants du Nord Cameroun et s’occupe aujourd’hui d’un orphelinat à Douala, dans le sud du pays.

L’Afrique se développe et les villes, en pleine expansion, se calquent de plus en plus sur notre monde occidental, avec ses supermarchés, ses services modernes et ses nouveaux métiers. Mais à côté, dans la plupart des pays d’Afrique, il subsiste une multitude de « petits métiers » traditionnels que les Africains exercent, soit pour prolonger la tradition familiale, soit tout simplement pour subsister dans des villes où le chômage est encore très important en raison de l’émigration massive des campagnes vers les cités urbaines. Ce sont quelques-uns de ces « petits métiers » que j’ai découverts au fil de mes pérégrinations à Maroua, dans l’Extrême-Nord Cameroun, ou encore au sud, à Douala, la capitale économique. Gageons que tous ces travailleurs qui ne connaissent ni les 35 heures, ni la protection sociale de nos pays occidentaux vous offriront matière à réflexion…

Romain Frelat • Éthiopie

Éthiopie mystérieuse • Éthiopie

Je suis un voyageur passionné qui prend occasionnellement des photos pour partager ses expériences. En train, en bus, à vélo ou en autostop, il n’y a pas de mauvaise manière pour découvrir un pays. Au lieu de venir en touriste, j’essaie de rester sur une durée plus longue dans le pays visité, y vivre pour m’imprégner de la culture et essayé de comprendre la société. Ceci m’a amené à passer 4 mois en Finlande pour mes études, 6 mois en Éthiopie et, dernièrement, un an et demi en Inde.

Les photos que je présentent sont celles de mon premier voyage en Afrique, en Éthiopie de mars à août 2011. À l’occasion de mon stage de fin d’étude, j’ai habité 6 mois à Addis Abeba, capitale perchée à plus de 2000 m d’altitude au cœur des hauts plateaux Est Africains. L’Éthiopie est un pays unique : on peut citer entres autres que c’est un berceau de l’humanité mais aussi un des seuls pays d’Afrique à ne pas avoir été colonisé et qui a connu un empereur, Haile Selassie, au cœur du mouvement rastafari. Il en reste une incroyable diversité et une richesse culturelle. À majorité orthodoxe, les Éthiopiens se régale les jours de fête de cubes de viandes crues et d’injera (une galette à base de tef : céréale endémique utilisée uniquement en Éthiopie et en Érythrée). La majorité de la population est pauvre, les infrastructures sont sous développées mais le peuple a gardé toute sa fierté et sa générosité. Tout ceci fait de l’Éthiopie un pays avec une culture et une histoire unique en Afrique. J’espère qu’à travers ces photographies, j’arrive à faire passer le message que l’Éthiopie ce n’est pas que des coureurs de marathon !

« Sur les traces des Hommes ». Il s’agit d’une collection de photos qui montrent les traces laissées par l’Homme dans le paysage. L’Homme n’est pas présent sur les photos mais ses empreintes restent. Tour à tour : des traces de pas, une chaise, des plantations, des toits, etc ; on retrouve sur chaque clichés la main de l’Homme. Je veux montrer ici que l’Homme transforme de manière irréversible son environnement naturel. Ce sont ces transformations que j’ai voulu capturer tout en montrant la beauté et la diversité des paysages Éthiopiens.

Christian Jeantelet • Maroc

Couleurs de Chefchaouen • Maroc

Originaire de Franche-Comté, je demeure près de Besançon. Passionné de voyages et de photographie, j’ai séjourné à plusieurs reprises en Afrique.

Les photos présentées ont été prises à Chefchaouen, une petite ville du nord du Maroc située dans la région du Rif, à 600 m d’altitude. Chefchaouen est surnommée « la ville bleue » en raison de la couleur de ses maisons aux façades chaulées... Ses demeures ornées de portes cloutées, d’auvents et de balcons arborent des bas flancs peints d’une couleur bleue qui a le pouvoir de préserver la fraîcheur des maisons et d’éloigner les insectes. Dans cette petite ville aux venelles escarpées de sa médina, les autres couleurs de la palette sont également présentes et constituent un régal pour les yeux et une opportunité pour les photographes... Loin du tumulte de certaines grandes villes touristiques du Maroc, Chefchaouen invite à la flânerie et à la rencontre avec ses habitants…

Je vous souhaite à toutes et tous une excellente promenade !

Bertrand Lardier • Bénin

Le tata somba • Bénin

Bertrand Lardier vit à Marnay (70). Architecte depuis 2002, il a créé son agence à Gray en 2003.

Il s’agit de photos de tata somba, habitat unique au monde que l’on ne retrouve qu’au nord-ouest du Bénin et dans sa partie frontalière avec le Togo. C’est une construction traditionnelle à des fins de protection, de résistance contre les ennemis et les bêtes sauvages. Le tata dispose d’un rez- de-chaussée et d’un niveau supérieur où l’on retrouve des habitations et des greniers à provisions. L’étage permet de se protéger contre des fauves en même temps qu’il permet de voir venir l’ennemi et se préparer à l’affronter. Des cachettes y sont d’ailleurs aménagées, avec des orifices dans le mur pour les attaques. Un hall est aussi prévu pour la sécurité des animaux domestiques. Aussi bien les chambres que les greniers sont constitués de tourelles coniques coiffées de paille et reliées par un mur. Les terrasses des tatas somba disposent d’orifices pour l’aération et l’évacuation. L’entrée des tatas est si petite qu’il faut se baisser ou ramper pour les franchir. Les tatas sont flanqués sur leurs seuils de petits autels. Chaque membre de la famille a le sien et l’ensemble est voué au culte d’une divinité vaudou. Crânes et ossements, plumes ou épis de maïs séchés, ornent ces constructions qui reçoivent souvent des liquides sacrificiels. La porte d’entrée des tatas est toujours orientée vers la direction ouest qui constitue selon leur tradition, le côté de la vie. Chaque tata est conçu à l’image d’un être vivant, partagé entre ombre et lumière, entre les sexes masculin et féminin. Le tata est un symbole de fertilité et de fécondité que les femmes honorent en décorant les façades de sillons creusés du bout des doigts dans l’argile fraîche.

Michel Pommatau • Cameroun

Les pygmées • Cameroun

En retraite depuis peu de temps, je profite de ce temps libre pour assouvir ma passion des voyages. Au cours de ceux-ci, principalement en Afrique, les rencontres avec d’autres civilisations sont pour moi très importantes. Je souhaite toujours communiquer et faire partager les moments privilégiés de ces rencontres. Photographe amateur, la photo est l’un des vecteurs de ces partages.

Les Pygmées Baka, peuple forestier d’Afrique centrale, vivent essentiellement au Cameroun et au Gabon. Leur population est estimée à 30000 individus. Semi- sédentaires, ils vivent aujourd’hui principalement dans des villages créés le long de pistes forestières. Dépossédés d’une partie de leur territoire ancestral, spoliés par les compagnies forestières, les Baka vivent de moins en moins de la chasse et la cueillette traditionnelles. Pour subsister, ils sont obligés de travailler pour les producteurs de cacao. Ils sont menacés par l’alcoolisme. Un désastre humain se déroule dans l’indifférence générale. La santé des enfants est très préoccupante. Ils sont particulièrement sensibles à la maladie, qui se traduit souvent par la mort. Comme les forêts disparaissent, les animaux et les plantes sur lesquelles s’appuient les Baka disparaissent ainsi.

Jude Spaety • Sierra Leone

Visages de Sierra Leone • Sierra Leone

J’ai travaillé deux ans en Sierra Leone pour une ONG. Cette expérience m’a permis de me plonger au cœur de la société Sierra Leonaise « upland » comme ils disent, comprenez la brousse.

Mes souvenirs les plus marquants sont finalement les rencontres que j’ai pu faire. C’est pourquoi j’ai choisi de présenter cette série de portrait. Pour l’essentiel, ce sont des personnes qui ont partagé mon quotidien. Tout d’abord les enfants, car un blanc dans une bourgade de province ça attire beaucoup l’attention, notamment celle des jeunes. Ainsi, chaque journée se terminait par la visite des enfants du quartier. J’ai une pensée particulière pour Marie la voisine avec qui nous avons passé beaucoup de temps.

 

Aurélia Studer • Niger

Au fil du fleuve Niger • Niger

Nous sommes deux amoureux de la photographie argentique qui se sont rencontrés sur les routes africaines dans le cadre de « l’Atelier nomade », école de photographie mobile. Le Mali fut une révélation humaine… Nous voulions faire partager un bout de notre chemin.

Jean-Paul Thabourey • Bénin

Concasseurs de cailloux • Bénin

Instituteur à la retraite depuis 2008, je me rends régulièrement au Bénin pour des séjours de trois à quatre mois. Je fais partie d’une petite association humanitaire (le C.A.SOL. 70) qui travaille avec une ONG béninoise (CPN Les Papillons), située dans le département des Collines, dans le village de Kamaté-Shakaloké. Nos actions contribuent à faciliter et à améliorer la scolarisation des enfants en maternelle et en primaire.

Le temps passé sur place et le fait que je sois logé au cœur du village me permettent d’avoir de chaleureux et fructueux contacts avec la population. Les habitants s’impliquent dans une vie culturelle très riche et variée : chorales, chants et danses traditionnels, associations diverses, etc. A chacun de mes séjours, ce sont des découvertes passionnantes et des rencontres inoubliables. Mais la vie quotidienne est dure et difficile, l’économie du village de 2000 habitants étant essentiellement basée sur des cultures vivrières soumises au manque de pluie et pratiquées avec des outils rudimentaires, de petits élevages, et de petites activités artisanales (tailleur, couturière, coiffeur, menuisier, forgeron…), vendeuses de légumes, fruits ou plats préparés..., concassage de cailloux pour les travaux du bâtiment. Malgré cela hommes, femmes et enfants ont toujours le sourire et vous réservent un accueil très chaleureux en vous disant « Bonne arrivée ! ».

 
 

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