16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon 2017

Developed in conjunction with Ext-Joom.com

Hommage à un disparu

« Pelengana Bina », un documentaire de Paul Winling et Benoît Bizard / 2009 - 52 min

Bina Koumaré, décédé en juin 2016, était l’un des derniers grands joueurs de soku du Mali. Le soku est un petit violon traditionnel, fait d’une peau tendue sur une calebasse. Ce merveilleux instrument n’a qu’une seule corde, en crin de cheval.

Bina est un oublié de l’histoire, bien que sa virtuosité et son nom de scène « Pelengana Bina », (« Bina de Pelengana », sa ville) soient connus de tous au Mali. Ses collaborations avec les grands musiciens comme Ali Farka Touré furent nombreuses. Il fut, contre son gré, l’un des champions désignés de la promotion culturelle nationale aux heures sombres de l’histoire politique malienne. En tant qu’homme de la caste des forgerons, Bina sera également reconnu pour ses masques de cérémonie et son rôle de musicien itinérant dans la sphère traditionnelle.

Ce documentaire est un premier film pour les deux réalisateurs, qui ont la chance de rencontrer Bina en 2008, chez lui à Pelengana. Il en résulte cet entretien filmé, un témoignage profond et sincère que le violoniste souhaite offrir à la postérité, à un moment de sa vie où il se dit « fatigué de jouer ». Il espère que son fils aîné prendra la relève…

Par les mots de ce jeune homme espiègle de soixante-sept ans, ponctués par les notes de son violon, c’est aussi un regard critique sur la société malienne des années 60 à nos jours, et tout un pan de l’histoire animiste et traditionnelle mandingue qui nous sont donnés à voir, à entendre.

« Pelengana Bina » a déjà été diffusé dans le cadre du festival Lumières d’Afrique, à sa sortie en 2009.

Benoit Bizard

Réalisateur documentaire, 33 ans.

Passionné de musique et d'anthropologie, son approche touche les trajectoires de vie, les témoignages, la vie quotidienne d'ici et d'ailleurs, la "tradition", les pratiques artistiques...

Principales réalisations documentaires : En 2006, "Au fil du fleuve" qui montre le quotidien inattendu et éclectique d'un petit village malien. En 2009, en co-réalisation avec Paul Winling, "Pelengana Bina", entretien avec l'un des derniers grands joueurs de violon monocorde du Mali, aujourd'hui décédé. En 2012, projet "Nege Bo, forgerons du Mali", malheureusement arrêté suite aux évènements sur place.
En 2016, entre autres activités vidéo, il est assistant-réalisateur et cadreur sur le documentaire "Tant que les murs tiennent" de Marc Perroud, qui dépeint l'usine Rhodiacéta de Besançon. Il travaille actuellement sur une approche documentaire de la Palestine par la musique.

Papa Wemba

Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, dit Papa Wemba, né le 14 juin 1949 à Lubefu au Congo belge (dans l’actuelle province du Sankuru en République démocratique du Congo) et mort le 24 avril 2016 à Abidjan à la suite d'un malaise survenu sur scène, est un chanteur, auteur-compositeur et acteur congolais. Il est le fondateur et dirigeant du label Viva la Musica qui a recruté et formé des stars de la musique congolaise et africaine telles que Koffi Olomidé, King Kester Emeneya.

Avec près de cinquante ans de carrière, il est considéré comme une des légendes de la musique congolaise et africaine. S'il n'est pas le créateur de la rumba congolaise, il en est un pilier et un des artistes qui propulsera ce genre à l'échelle internationale. Il participera tout de même aux débuts du soukous. La rumba reste sa référence malgré les autres styles abordés comme le rock, le ndombolo, et la world music entre autres.

Il est le deuxième artiste congolais à signer avec un label musical international, Real World de Peter Gabriel avec qui il publiera trois albums Le Voyageur (1992), Emotion (1995), Molokaï (1998). En 1980, il sort son premier succès panafricain Analengo. En 1986, il s’installe en France et débute dans le cinéma avec La vie est belle. En 1989, il se fait connaître aux États-Unis grâce à la revue Africa Oyé. En 1999, deux de ses titres, Maria Valencia et le Voyageur, sont choisis par le réalisateur italien Bernardo Bertolucci pour son film Paradiso e inferno.

La vie est belle

Réalisé par Benoit Lamy, Ngangura Mweze – 1987 1h27 Belgique France RDC VOSTF

Avec Papa Wemba, Bibi Krubwa, Landu Nzunzimb

Le Jeune Kourou , sans un sou en poche, quitte son village natal à bord d’un camion bondé, pour rejoindre Kinshasa et devenir musicien. Il cherche un emploi, devient domestique, cireur de chaussures puis chanteur de rue, commet quelques larcins, tombe amoureux de la belle Kabibi. Finalement Kourou connaît le succès et la gloire en devenant le meilleur chanteur du pays.

Ces aventures rocambolesques laissent poindre des propos, bien plus critiques qu’il n’y paraît, marqués par l’autodérision et l’ironie de ceux qui préfèrent rire de leur propre misère. Les musiques du film constituent une sorte de lien entre les personnages ; elles sont interprétées par les chanteurs les plus populaires du pays (et souvent du continent) dont Papa Wemba, le roi de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes), véritable phénomène musical. Il joue le rôle de Kourou.

 
 

Avec le soutien de : 

DRAC cget Bourgogne Franche Comte Grand Besancon Besancon

Avec la collaboration de : 

avantage jeune Planoise Mandela Bains Douches Senacle FRAC Cinema Victor Hugo aparr Bains Douches Cinematheque CNC ligue enseignement Sandales Empedocles aparr irts diocese

Avec l'appui média de : 

Est Planoise Mandela Diversions Macommune africultures France Bleu rcf Radio Campus Radio Bip Radio Shalom Villages FM SignisCNews

Avec l'accompagnement de : 

Fraternite generale Mois du documentaire Destival des solidarites Alimenterre africultures the film foundation World cinema project Centenaire Jean Rouch

Avec l'appui de :

Fraternite generale Bevalot Phox Garage Morel Vitabri Le Criollo FASO TRIBAL Petite fleur