16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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17° édition du 11 au 18 novembre 2017

Appel à films et projet jusqu'au 30 juin 2017 : Accès aux formulaires d'inscription

Momo le doyen (Laurent Chevallier)

momo-le-doyenRéalisateur : Laurent Chevallier
France, 2006. Documentaire. DVD, NB et couleur. 83’
http://www.filmsduparadoxe.com/momocat.html

Ce documentaire fait revivre l'artiste qui avait su dire aux Américains : "Le jazz est né chez vous, mais, moi je l'ai ramené chez moi, en Afrique, car c'est de là qu'a jailli sa source."

Véritable roi du swing et de l'improvisation, Momo Wandel Soumah (1926- 2003) était le doyen du jazz africain. Il créait sa musique sans l'écrire, en s'inspirant des chansons populaires, et en réunissant autour de sa voix " façon Louis Armstrong qui serait sorti de sa savane " et de son vieux saxo desséché, les grands maîtres des instruments traditionnels africains : kora, balafon, flûte pastorale, djembé, etc...

Laurent Chevallier a rencontré Momo Wandel Soumah en 1992 lorsqu'il préparait le film L'Enfant noir. Ils ont ensuite travaillé régulièrement ensemble, se liant d'amitié au fur et à mesure des productions.

Le réalisateur explique ce qui l'a poussé à réaliser le documentaire : "Cela faisait un moment que je pensais raconter "mon" doyen africain. Je pense que ça se voit dans le film. Par exemple à l'hôpital, où j'avais tourné pas mal de séquences qui racontaient la difficulté d'être d'un vieil artiste en Afrique. Sa mort, en juin 2003, est arrivée brutalement, trop brutalement. Il me fallait digérer ça, sécher les larmes. J'étais trop proche de lui pour démarrer ce film tout de suite. J'avais été son complice durant dix ans. Je n'étais pas son producteur ni son manager mais il voulait que tout passe par moi. Il ne signait ses contrats que si je les avais relus par exemple. Il m'appelait en rigolant "Laurent beaucoup !". Il disait qu'il me devait sa deuxième vie d'artiste, il était fier de me montrer la maison qu'il avait fait construire dans son arrière cour grâce au Circus Baobab."

Pour réaliser Momo le doyen, Laurent Chevallier a dû sélectionner des images parmi près de 40 à 50h d'archives personnelles.

"Il était respecté non pas par son autorité au sens autoritaire mais par son charisme, raconte le réalisateur, son humanité, sa bonne humeur qui imprégnaient tous ses collaborateurs, les musiciens, la troupe du cirque et l'équipe du film. Quand tu connais ce genre de personnage, tu ne peux plus t'en passer ! Quand je l'ai amené à Chamonix chez mes amis médecins, idem ! Après l'opération, Momo était tellement heureux de remarcher après deux ans d'immobilité. Il ne restait jamais dans sa chambre. Il arpentait les couloirs et rendait même visite aux autres malades. Il a ainsi, dixit les docteurs, fait régner joie et la bonne humeur dans toutes les chambres de l'hôpital durant trois semaines... Ils parlaient de le garder comme psychologue adjoint !"
Fölifö

Aujourd'hui, c'est le groupe d'afro jazz Fölifö, composé des anciens musiciens de Momo le doyen, qui continue de porter sa musique.

 
 

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