16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon 2017

17° édition du 11 au 19 novembre 2017

Appel à films et projet jusqu'au 30 juin 2017 : Accès aux formulaires d'inscription

Le Premier Rasta

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Réalisé par :Hélène Lee – 2010 – 1h25

Au début du siècle dernier, le tout jeune Leonard Percival Howell (1898-1981) quitte la Jamaïque, se fait marin et parcourt le monde. Sur sa route, il croise toutes les idées qui agitent l’époque. Du bolchevisme à la new thought, de Gandhi à l’anarchisme, du garveyisme à la psychanalyse, il s’agit de trouver sa terre promise. C’est avec le cocktail de ces idées que Leonard “Gong” Howell revient en Jamaïque pour fonder en 1939 la première Commune rasta, le Pinnacle.

De là va s’élaborer le mode de vie et de pensée qui nourrira la culture du reggae que Bob Marley répandra à travers le monde.

Trente ans après la mort du chanteur, il est grand temps de rendre hommage à Leonard Percival Howell Le Premier Rasta, dont le discours révolutionnaire, politique et social résonne avec les mouvements altermondialistes d’aujourd’hui

Les critiques de la presse

Le Journal du Dimanche – Alexis Campion

C'est là tout l'art et le côté unique de ce doc, également musical : passé le collage historique Hélène Lee observe avec tact et simplicité cette pensée foncièrement écolo.

Les Inrockuptibles – Vincent Ostria

Un film qui décrit avec une imparable clarté comment, à l'époque où Hergé caricaturait les Africains dans "Tintin au Congo", des Jamaïcains comme Howelle et Marcus Garvey posaient les bases d'une reconnaissance du peuple noir. La critique complète est disponible sur le site Les Inrockuptibles

Libération – Stéphanie Binet

Avec ce film, Lee se débarrasse du folklore (les fumeurs de ganja, les dreadlocks) pour s'attacher méthodiquement au parcours de Leonard Percival Howell et en saisir l'essence du message sans pour autant enlever le mysticisme du personnage.

Hélène Lee, journaliste spécialiste des musiques d’Afrique et des Caraïbes

Après dix ans de voyages à travers le monde et l'exercice de nombreux métiers, Hélène Lee a entamé en 1979 une carrière de journaliste au quotidien Libération. Elle a traduit plusieurs ouvrages et publié chez Flammarion Le Premier Rasta en 1999... et largement contribué à faire connaître la culture rasta. Elle est a pris le nom de Lee après son mariage avec un rasta de Negril, Joseph Lee.

Un voyage sur les traces de Howell, à travers la Caraïbe, sur les chantiers de Panama et dans le New York de Marcus Garvey et de la Harlem Renaissance. Au retour en Jamaïque, les débuts du mouvement sont marqués par les persécutions policières. Incarcéré, Leonard Howell, alias le Gong, ressort inébranlé de cette épreuve.

Journaliste, auteur, traductrice, réalisatrice, elle continue depuis 40 ans à faire découvrir les artistes, la pensée et la musique noire, d’Afrique et des Caraibes. Que se soit avec ses essais « Rockers d’Afrique » (Albin Michel 1987), « Voir Trench Town et mourir » (Flammarion 2003), « Le Premier Rasta » (Flammarion 1999), ses films « Jimmy Cliff, moving on » pour Arte, « Bon baisers de Barbès » pour France 3, ou encore ses articles pour libération, actuel ou Géo, Hélène Lee n’a eut de cesse de défendre et de mettre sur le devant de la scène française des artistes tel que Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoly, ou encore Selif Keita.

Son travail à la fois artistique et militant à permis de donner à cette musique et cette culture la place qui leur revient.

« Le premier Rasta » un film d’Helene Lee : Pinnacle Way

Le chemin du Pinnacle, avec la participation de Count Ossie drummers, Bernard Collins/Abyssinians, Max Romeo, Bunny Lee… 2010-France, couleur et N&B, d’une durée de 1h25, produit par Kidam. Sortie Nationale le 27 avril 2011. Scénario et réalisation Hélène Lee d’après son livre « Le Premier Rasta » (Flammarion).

La Bande son du film est signé par des producteurs historiques (Bunny Lee) et de jeunes talents de la scène internationales (100 grammes, Tu Shung Pen, Groundation), la musique live inclut notamment « Max Romeo », « The Abyssinians », et les batteurs de Count Ossie (Mystic Revelationof Rastafari) avec Bro Royer et Filmore Alvaranga, membre de la mission en Afrique de 1961, et Miss Audrey Whyte-Lewis, membre du pinnacle.

10 ans après son livre « Le Premier Rasta », la journaliste Hélène Lee repart pour la Jamaïque, caméra à l'épaule, sur les traces de Leonard Percival Howell, initiateur et catalyseur du Mouvement Rastafari, considéré par certains comme son fondateur. Entre images d'archives et rencontres avec ceux qui l'ont côtoyés et croisés, Hélène Lee réalise un film documentaire fort, passionnant et émouvant sur la vie et la personnalité passionnantes de Leonard Percival Howell, dis le « Premier Rasta » . Bien loin des clichés conventionnels et des stéréotypes, Hélène Lee invite à découvrir une figure emblématique et incontournable du Mouvement Rastafari trop longtemps occultée. Un homme qui, bien au-delà de la fondation de la première communauté Rastafari du Pinnacle, a jeté les bases de la pensée altermondialiste...

Le documentaire « Le premier Rasta » a été récompensé au Festival du film insulaire de Groix en 2010 par le prix du public.

Synopsis du « Premier Rasta »

Au début du siècle dernier, le tout jeune Leonard Percival Howell (1893-1981) quitte la Jamaique, se fait marin et parcourt le monde.

Sur sa route, ils croisent toutes les idées qui agitent l’époque.

Du Bolchevisme à la New Thought, de Gandhi à l’anarchisme, du garveyisme à la psychanalyse, il s’agit de trouver sa terre promise. C’est avec le coktail de ces idées que Leonard « Gong » Howell revient en Jamaïque pour fonder en 1939 la première communauté Rasta, le Pinnacle.

Delà va s’élaborer le mode de vie et la pensée qui nourrira la culture du Reggae que Bob Marley répandra à travers le monde.

Trente ans après la mort du chanteur, il est grand temps de rendre hommage à Leonard Percival Howell, le premier rasta, dont le discours révolutionnaire, politique, et social résonne encore aujourd’hui.

L’histoire du mouvement Rasta est très mal connue. Né aux alentours de 1930, en pleine période coloniale, il a été systématiquement marginalisé et persécuté.

Tout a été fait notamment pour effacer le souvenir de son fondateur, Leonard Percival Howell, dit le « Gong ».

Pourtant c’est à lui que Bob Marley doit son message et jusqu’à son nom, « Tuff Gong », Hélène Lee travaille depuis près de 30 ans à exhumer cette histoire.

Elle a publié en 1999 une biographie de Leonard Howell « le Premier Rasta », traduite en plusieurs langues, qui s’est imposée comme ouvrage de référence.

C’est une histoire extraordinaire : jeté sur les routes du monde par les exodes massifs du début du 20° siècle, Leonard Percival Howell a fait plusieurs fois le tourde la terre.

Personnage flamboyant, énigmatique, il a cristallisé les aspirations des millions d’être humains que ce nouvel ordre dépossédait de leurs terres, de leurs langues et de leur identité.

Son attitude irréductible a fait de lui le martyr de la Jamaïque des indépendances, qui l’a emprisonné, spolié de ses biens, tourné en ridicule, jusqu’à effacer son nom de l’histoire. Mais il a vécu assez longtemps pour voir le Reggae, la nouvelle musique Jamaïcaine, diffuser son message sur les cinq continents, et lorsqu’il est mort, deux mois avant Bob Marley, il était évident que son mouvement était là pour durer. Mais le Reggae est tombé, à son tour, dans les mains du système, et à tout fait pour donner des Rastas une image dérisoire. Le cliché Rasta hirsute, perdu dans la fumée de ses joints, a réussi à occulter la dimension politique.

Pensez donc : en pleine époque coloniale, un nègre qui défie les puissances impériales et se bâtit un monde à part, indépendant du contrôle policier et du système de l’argent ? Une culture populaire qui insuffle un contenu marxiste dans le concept Biblique de Babylone ?

Un mouvement bâti, non pas sur un dogme, mais sur un mode de vie respectueux des individus ?

Face à l’étonnante longévité du message et à sa diffusion dans toutes les strates de la société, cette dimension révolutionnaire commence à refaire surface. Mais comment faire un film sur un homme dont il n’existe qu’une poignée de photos, dont les écrits ont été systématiquement détruits, dont le souvenir même a été banni, au point que les jeunes Rastas ignorent jusqu’à son nom ?

Sans peur, face à un système mondial tout puissant. Un exemple de courage moral inouï, à une époque où les Nègres en Amériques et en Afrique, étaient considérés encore comme des sous-hommes, soumis aux travaux forcés et à la discrimination raciale. Ils ont payé le prix de cette audace par des persécutions incessantes et une constante désinformation visant à les faire passer pour des fous – mais ils ont gagné.

Le Reggae est partout, et des millions de jeunes se reconnaissent dans son message. La sortie du documentaire marque la fin du silence.

La musique a toujours accompagné et même véhiculé la pensée Rasta. Des tambours de Count Ossie au reggae de Marley, en passant par le Dub de King Tubby et la poésie de Linton Kwesi Johnson, leur musique fut leur principal outil de propagande et défense, comme fut le Blues pour les esclaves américains. C’est donc tout naturellement qu’elle tient une place centrale dans le film.

Le documentaire "Le Premier Rasta" a été diffusé sur la chaine France Ô.

La Rodia, en présence de la réalisatrice, 10 novembre à 18:00 et 22:00.

 
 

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