16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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17° édition du 11 au 18 novembre 2017

Appel à films et projet jusqu'au 30 juin 2017 : Accès aux formulaires d'inscription

Farafin Ko

Lundi 10 novembre à 18 h 00. Petit Kursaal.

Réalisé par Aïcha Boro et Vincent Schmitt • Burkina Faso/France, 2014, 1 h 31.

Histoire d’une famille citadine du Burkina-Faso, la famille Sissoko de Bobo-Dioulasso, tiraillée entre façon de vivre à l’occidentale, dite moderne, et une façon de vivre traditionnelle, « la manière de faire africaine » : le Farafin Ko. Le farafin ko, est-il vraiment en phase avec l’époque et les impératifs de développement ? Le modèle « à l’occidentale », est-il en phase avec la culture et l’identité africaine ? Où se situent ces barrières qui depuis les indépendances ont privé ce continent si riche d’un réel développement ? Quelle société pour l’Afrique de demain ?

« Un an à regarder et à écouter une cour familiale au Burkina-Faso c’est scruter la société africaine à la loupe ». Une cour entre deux mondes où une voiture en panne sert d’étable aux chèvres, où les paraboles voisinent avec les mortiers de bois. On y entend les vieux, gardiens de l’ordre ancien, les jeunes qui rêvent d’ailleurs mais vivent sous l’emprise de leurs ainés, les femmes qui font avec la polygamie et le chef de famille qui essaie tant bien que mal de maintenir la barque à flot. La fin annoncée de la grande cour familiale peut-elle résonner avec « l’éveil du continent » dont les médias se sont emparés ? Immersion dans une Afrique quotidienne et une société désorientée.

« Farafin Ko est (...) une première. Certes, ce n’est pas le seul ni le premier film sur l’Afrique, mais c’est bien la première fois qu’un film ose inciter les Africains à parler de ce qui est en réalité une des sources des difficultés auxquelles elle est confrontée : la Famille. C’est sans doute un des exercices les plus pénibles pour un Africain, car la solidarité et le respect de l’autre interdisent de porter un jugement sur ses parents, sur sa famille. Si les Africains parviennent à se libérer de cet interdit, leur parole se libère du coup et la vérité apparaît. En principe, le jeune ne doit pas juger les actes de son aîné, tous les membres de la famille doivent obéissance au père de famille, les épouses ne doivent pas se critiquer mutuellement en public. Donner la parole à chacun de ces acteurs en les convainquant de s’exprimer sans tabou, c’est le meilleur moyen de mettre au jour les freins qui entravent la marche du continent noir. C’est donc le meilleur service qu’on puisse lui rendre. » Moussa Konaté

Aïcha Boro

Née à Dédougou (Burkina Faso). Présentatrice du magazine télévisuel TV Koodo au Burkina Faso. Codirectrice du festival africain Cases normandes à Lessay en Basse-Normandie. Animatrice de centre de ressources, Ouagadougou. Chargée de communication à IABER (Institut Africain de Bio Économie Rurale de mars 2005 à Avril 2007). Co-réalisatrice du docu-fiction Sur les traces de Salimata.

 
 

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