16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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17° édition du 11 au 18 novembre 2017

Appel à films et projet jusqu'au 30 juin 2017 : Accès aux formulaires d'inscription

Les chevaux de Dieu

Réalisé par Nabil Ayouch 2012 France Maroc Belgique – 1h 55 VOST F

Avec Abdelhakim Rachid, Abdelilah Rachid, Hamza Souideq

Yassine a 10 ans lorsque le Maroc émerge à peine des années de plomb.  Un père dépressif, un frère à l'armée, un autre presque autiste et un troisième, Hamid, petit caïd du quartier . Quand Hamid est emprisonné, Yachine enchaîne les petits boulots. Pour les sortir de ce marasme , Hamid, une fois libéré et devenu islamiste radical pendant son incarcération, persuade Yachine et ses copains de rejoindre leurs "frères". L'Imam Abou Zoubeir, chef spirituel, entame alors avec eux une longue préparation physique et mentale. Un jour, il leur annonce qu'ils ont été choisis pour devenir des martyrs…

Il y aura dix ans, le 16 mai prochain, que des attentats terroristes frappaient le coeur de Casablanca. Depuis on a tout entendu sur l'islam radical. En revenant sur ces événements, Les Chevaux de Dieu apporte du nouveau. C'est le portrait d'une bande de gosses vivant dans le bidonville de Sidi Moumen, d'où venaient les kamikazes de 2003. Ils jouent au foot, rêvent d'ailleurs et d'amour, et on est avec eux tout de suite. Dans une proximité étonnante. Eclairante aussi.

Le réalisateur Nabil Ayouch sait instiller dans son film une mythologie universelle de la jeunesse. Les garçons qu'il suit se battent comme des enfants, puis deviennent des petits durs, à l'âge où la JOLIE FILLE d'à côté apparaît soudain comme une déesse, où la moindre bravade se veut héroïque. Une mise en scène agile accompagne l'élan de ces personnages, qui frôlent l'errance sans jamais perdre leur ingénuité. Même quand ils se font « chevaux de Dieu », soldats martyrs dans une guerre qui doit leur offrir un paradis peuplé de femmes, ils gardent une innocence.

Devenus de jeunes hommes, ils veulent prendre leur vie en main pour réparer les manques d'une enfance démunie, et trouvent sur leur chemin des extrémistes pressés de leur montrer une voie — qui débouchera sur le néant et la dévastation. Tout en analysant le processus de l'endoctrinement, le film se garde des discours et s'attache à la description précise du quotidien. C'est la vérité de ces vies que veut retenir ­Nabil Ayouch. La simplicité expressive du film le rend aussi accessible, et c'est important, au public jeune. —

Frédéric Strauss Télérama

Bande annonce

Biographie

Après trois années de cours de théâtre, Nabil Ayouch s'oriente vers la réalisation. Il débute par la publicité en 1992 et la même année signe son premier court-métrage Les pierres bleues du désert avec Jamel Debbouze, suivent deux autres court-métrages en 1994 et 1996, tous largement primés dans divers festivals internationaux. En 1997, il réalise son premier long-métrage Mektoub qui remporte un énorme succès au Maroc et qui sera le premier film à représenter le Maroc à l'Académie des Oscars.

Il réalise son deuxième film en 2000, Ali Zaoua prince de la rue, l'histoire émouvante d'enfants sans abris confrontés à la violence de la rue, et qui, après le meurtre de leur camarade Ali, cherchent "l'île aux deux soleils" où il avait tant rêvé de s'échapper, pour l'y enterrer. Avec ce nouveau long-métrage, Ayouch représente une fois de plus le Maroc dans la course aux Oscars. Fort de ses succès, il poursuit sa carrière avec Une minute de soleil en moins, en 2003.

Le cinéaste revient quatre ans plus tard au cinéma, avec Whatever Lola Wants, où il suit le parcours d'une danseuse orientale qui rêve d'apprendre auprès de son modèle, l'hypnotique Ismahan, jouée par Carmen Lebbos. Il s'attèle ensuite à un documentaire, My Land, qui donne la parole aux exilés palestiniens, expulsés de leurs PROPRES villages lors de la création de l'Etat d'Israël en 1948.

Nabil Ayouch se fait à nouveau l'ambassadeur du Maroc aux Oscars avec Les Chevaux de Dieu en 2012, qui traite un thème tristement actuel, celui de la radicalisation religieuse d'un jeune marocain et de son impact sur sa famille. Il réalise ensuite son septième long-métrage, Much Loved, sur les prostituées de Marrakech. Malgré une reconnaissance internationale avec notamment une sélection au Festival de Cannes dans la Quinzaine des réalisateurs, le film est violemment critiqué puis censuré au Maroc, car il comporte, selon le gouvernement, "un outrage grave aux valeurs morales".

 
 

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