16è Festival des Cinémas d'Afrique de Besançon, du 5 au 13 novembre 2016

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16° édition du 5 au 13 novembre 2016

Afri-Mômes : pour les spectacles et surtout celui au Sénacle il est préférable de réserver en contactant Martine Desgranges au 07 68 35 48 94

TISSEUSES DE REVES

réalisé par Ithri IRHOUDANE – Maroc – 2015 – 52 mn

Synopsis

Une poignée de femmes berbères du Moyen-Atlas marocain, tisseuses de tapis à leurs heures de nuit, s’interrogent sur leurs savoirs, leurs traditions, leurs vies et leur devenir. Elles nourrissent en elles quantité de rêves dont elles laissent parfois entrevoir les lumières.

Mères, filles, grand-mères, toutes travaillent dur aux tâches domestiques comme à la fabrication de tapis traditionnels. Dans une économie autarcique, elles restent sans autonomie financière, ni reconnaissance de leur talent. Elles veulent farouchement s’arracher à leur condition et offrir étude et avenir à leurs enfants.

D’Essaouira, sur la Côte Atlantique, leur parviennent les nouvelles de femmes, semblables à elles, qui ont créé des coopératives de production d’huile d’Argan et changé leurs vies.

Taaborth et Erkia partent en exploratrices et, éblouies, rapportent à leurs sœurs les images de ce premier voyage hors de leurs montagnes et un espoir.

Biographie

Ithri IRHOUDANE est réalisatrice et journaliste marocaine. Elle signe ses critiques de films sous le nom de « Ghodane Afares ».

Passionnée par le cinéma et la démarche de Jean Rouch, elle signe avec Tisseuses de Rêves son premier film documentaire.

 

 

 

 

 

 

 

Nous dehors

réalisé par Bahïa BENCHEIKH-EL-FEGOUN et Meriem ACHOUR BOUAKKAZ – Algérie – 2014 – 52 mn

SYNOPSIS

Algérie, 2011. Trois villes : Constantine, Sétif, Alger

Les personnages : sept algériennes et tant d’anonymes…

Manel à 23 ans. Etudiante en médecine, elle est voilée depuis deux ans. Le jour où elle porte le voile pour la première fois est un jour de libération débarrassée d’une féminité trop encombrante. Deux ans plus tard, son corps est toujours là et des questions la rongent.

Hayet24 ans, étudiante en médecine. Une jeune fille très tôt investie de spiritualité religieuse dans laquelle elle cherche un idéal féminin. Des contradictions la bouleversent.

Yousra, 25 ans «on n’arrivera jamais là où ils veulent, on s’est couvertes, on s’est voilées, pour cacher quoi ? Je ne sais pas… ».

Zahïa,63 ans, un médecin de village qui rencontre toutes les femmes et leurs souffrances.
C’est dans son cabinet que se dit le mieux le vécu des Algériennes.

Siham,48 ans, fille de bonne famille. Elle est à la fois la plus conforme et la moins conformiste, en accord avec Dieu et avec elle-même.

Pourquoi le voile ? Parce que dehors, presque toutes sont voilées. Et que dans ce vêtement, les femmes croient gagner protection, liberté, respectabilité, bénédiction de Dieu et, que dedans, à l’intérieur d’elles-mêmes, elles ont le droit d’être belles et même féminines.

Qui voile les femmes ? Les hommes qui pèsent sur les femmes ? Les pères ? Les hommes qui les regardent si violemment ? Leur foi ? Les femmes se voilent jusqu’à en perdre leurs visages et devenir des formes communes.

Comment être une femme, aujourd’hui, en Algérie ? Il y a de la tendresse devant la façon dont chacune se bricole sa féminité pour la sauver, pour survivre, par un petit brillant à lèvres sur un visage pâle, par un foulard rose sur un hidjab noir, par un vernis rouge criard sous un niqab sombre...

Les hommes : Ils traversent le film dans une présence sourde et n’ont pas la parole.

Un choix délibéré. Leurs voix, c’est leurs tags, filmés ou photographiés dans les trois villes. Étrangement, le mot HOMMES revient souvent, en arabe, en français, sur plusieurs murs… Comme pour nous rappeler à l’ordre, nous rappeler leur présence virile…

Il reste la violence… Seul le silence peut la porter…Quels mots peuvent la dire ?

BIOFILMOGRAPHIE

Bahïa Bencheikh-El-Fegoun est géologue de formation. Après un bref détour dans la communication et l’édition, elle s’oriente vers le cinéma à partir de 2003. Elle commence en tant qu’assistante de réalisation et collabore avec Belkacem Hadjadj « Manara, une lumière dans la nuit », Okacha Touita « Morituri », Djamal Bensalah « Il était une fois dans l’oued », Philippe Faucon : « La trahison », Djamila Sahraoui « Barakat », Jean-Pierre Lledo « Algérie, histories à ne pas dire », Paul Kieffer « Nuits d’arabie », Serge Lalou « Et, si… ».

A partir de 2007, 2008, elle suit des stages de montage puis de réalisation aux Ateliers Varan et Béjaia Doc. En 2012, elle complète sa formation par un training en production à DOCmed.

Elle a réalisé trois courts-métrages documentaires : « Le monde selon Karima » et « Un collier de perles » en 2008. Son dernier court métrage, « C’est à Constantine », est sélectionné dans plusieurs festivals : le Maghreb des Films, Le Panorama des Cinémas du Maghreb, Corcica Doc, le Festival des Libertés à Bruxelles, et il obtient une mention spéciale du jury à Ciné Sud.

En 2013, elle écrit « H’na, l’barra » (Nous, dehors) un documentaire qu’elle co-réalise avec Meriem Achour Bouakkaz en 2014 et qu’elle co-produit avec Allers Retours Films.

Avec Allers-Retours Films elle coproduit et réalise « REV», un documentaire de création en finition.

Elle écrit “Complexe touristique”, documentaire de création.

Meriem Achour Bouakkaz, est diplômée en médecine vétérinaire. En 2007 elle réalise son premier film « Harguine harguine » sélectionné dans de nombreux festivals, il remporte deux prix, dont le premier prix au festival Ciné sud.

Admise en 2011 à L'institut national de l’image et du son à Montréal, elle complète sa formation en réalisation documentaire obtenant la bourse d’excellence.

En 2014 elle coréalise “H’na barra” et obtient la bourse de la relève du conseil des arts et des lettres du Québec pour écrire un documentaire.

Actuellement elle prépare “Immolations” documentaire.

 

Njaka kely

réalisé par Michaël ANDRIANALY – Madagascar – 2015 - 59 mn

SYNOPSIS

À Tamatave, sur la côte est de Madagascar, Saholy est gérante d'une petite entreprise de cyclo‐pousses. Elle s'occupe de ses conducteurs comme de ses fils et leur permet de trouver chez elle un foyer où ils se font materner.

Tourmenté par un passé difficile, Njaka cherche sa place au sein de cette grande famille. À 17 ans, il sait qu'il doit décider de son avenir mais se laisse encore facilement tenter par la fumette et par les filles.

Biographie

Michaël Andrianaly est né en juillet 1978. Il est réalisateur, monteur et photographe. Il vit à Tamatave, Madagascar.

Après des études universitaires en commerce international et en gestion des entreprises, il s'est orienté ces dernières années vers le montage vidéo, les effets spéciaux, et couvre désormais le champ de la communication audiovisuelle. Il a réalisé en 2012 son premier film documentaire, Todisoa et les pierres noires (26', Ardèche Images Production & Les Films de Lili), sélectionné au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, au Festival d'Afrique et des îles de La Réunion, au Festival documentaire de Saint Louis du Sénégal ainsi qu'au Whitman Independent Film de Johannesburg. Il a participé en mai 2014 à la formation de producteurs de films documentaires de création organisée à Tamatave par l'association Docmonde et vient de créer sa propre société de production,  masoa Film, au sein de laquelle il a coproduit son deuxième film documentaire, Njaka kely.    

Le mythe de Mapout

réalisé par Mbog Len Félix MAPOUT – Cameroun – 2014 – 59 mn

Synopsis

Dans mon enfance, j'entendais beaucoup parler d'un certain Yetna Léba et d'un certain MakandePouth. On disait que les « maquisards » étaient des « mintonba » et qu'ils avaient versé beaucoup de sang et blessé les cœurs de plusieurs familles, qu'ils étaient capables de violer une fille devant ses parents ou demander à un père de coucher avec sa fille devant lui, qu'ils étaient des hommes qui vivaient dans la forêt et se métamorphosaient également, raison pour laquelle on n'arrivait pas à les identifier.

Aujourd’hui, je suis adulte, ma mère et certains de mes oncles m'expliquent certaines choses passées qui ont trait à mon père quand il vivait: l'histoire de sa capture dans les maquis pendant la lutte indépendantiste des années 50 ; l'histoire de sa rencontre avec ma mère ; l'histoire de son exil au Cameroun Britannique ; l'histoire de sa détention à la prison principale d'Edéa et celle de sa réintégration sociale à Yaoundé.

Ils m’expliquent aussi que le regroupement des populations était en vigueur à l’époque. Mon père vivait dans les maquis, lui, bon nombre d’hommes du village et certaines femmes braves. Ils vivaient retranchés dans des cavernes enfouies dans la brousse du village. Il fallait de temps en temps sortir pour s’approvisionner en vivres sous le danger permanent d’être pris par les miliciens contre-révolutionnaires qui s'attelaient à tout brûler systématiquement : maisons, champs et plantations. Mon père a pris ce risque un jour et mal lui en a pris car il a été capturé.

On m’explique qu'il avait été ligoté aux pieds et une main était jointe sur son cou. On l’entraînait sous l’œil vigilant d'au moins quatre miliciens armés de fusils automatiques. On l’amenait pour l’exécuter lui et 2 autres. Ces derniers avaient eu la chance d'être relâchés avec l’intervention de gens hauts placés qui les connaissaient. Et mon père seul était finalement conduit, mais un miracle s'est produit comme si le ciel venait à sa rescousse.

On m’explique qu’il a demandé en chemin à uriner. Lorsqu’on l'accompagnait au petit coin, il a bondi dans un ravin. On le crut mort par ce geste suicidaire. Certains m’expliquent que les liens s'étaient déliés et qu'il avait pris la fuite sans être atteint par les tirs nourris de ses poursuivants. Et d’autres disent qu’il s’est volatilisé. Mon père s'est retrouvé dans une brousse près du village de ma mère. C'est dans cette cavale qu'il a connu ma mère et qu’ils se sont aimés et promis de se marier.

Le village de ma mère n'avait pas de comité de base de l’Union des Populations du Cameroun (UPC). Mon grand-père maternel était le chef. Mais il avait aidé mon père à s’enfuir pour l’exil au Cameroun Britannique, pendant sa cavale où ma mère aussi le rejoignit. Ils eurent leur premier enfant là-bas, mon frère aîné Ruben, nommé ainsi parce qu’il est né pendant qu’on assassinait le leader nationaliste Ruben Um Nyobe dans son maquis.

Entre temps, mon grand-père maternel fut arrêté et enfermé pour sa complicité dans la fuite de mon père. Il mourut et fut enterré non loin de la prison principale d’Edéa.

Après leur retour d'exil, mes parents repartirent au village d'où mon père s’était enfui auparavant.

Ils furent accueillis d'abord par d'autres anciens « maquisards » qui jubilaient naïvement d’avoir bénéficié d’une amnistie qui garantissait le pardon et la réconciliation des anciens « maquisards » avec l’administration coloniale à Douala. Mais c'était une joie de courte durée.

Dès leur retour au village, les répressions colonialistes augmentèrent. Plusieurs accusations dont ils avaient été pardonnés furent à nouveau remises à jour. Mon père, Joël TANG et Pierre BIKELEL qui sont les témoins dans mon film, furent incarcérés à la prison principale d'Edéa.

Mon père est décédé en 1991 des séquelles de la guerre et des répressions colonialistes mais ses expériences dans les maquis et son implication dans la lutte indépendantiste ont marqué plusieurs esprits dans la famille. Les gens en ont fait des mythes populaires.

biographie

Après des études dans le domaine des Arts du spectacle à l’Université de Yaoundé, Félix Mbog-Len Mapout réalise ses premiers films documentaires. En 2012, Il est diplômé du Master 2 Réalisation documentaire de création à l’UGB de Saint-Louis (Sénégal) où il réalise deux courts métrages et développe l’écriture de son premier long métrage documentaire “Le Mythe de Mapout”. En parralèle, Félix Mbog-Len Mapout est enseignant-formateur.

 

L’esprit de la forêt

Un documentaire poético-politique

réalisé par Monique MUNTING -  Centrafrique – 2015 – 52 mn

En moins de cent ans, près de la moitié des forêts tropicales du monde ont été détruites.

Avec la destruction de leur habitat, les peuples de la forêt sont partout menacés de disparition.

Parmi eux, les Baka, un peuple de la forêt centre-africaine, ne réclament aujourd’hui qu’une chose : pouvoir continuer à vivre dans leur environnement naturel, leur « source de vie ».

Film poétique, mais qui pose aussi des questions essentielles, L’esprit de la forêt questionne le rapport entre l’homme et la nature et les rapports entre groupes humains face à l’exploitation effrénée des ressources de la planète.

Il donne la parole à ceux dont la voix est rarement entendue, combinant témoignages, musique et contemplation, faisant ainsi écho aux mots du poète: « Ne m’écoutez pas plus, mais autant, que vous écoutez parfois la pluie, le vent. » (Rogier Munier)

Biographie

MONIQUE MUNTING

“Après avoir travaillé comme chercheuse à l'université, fonctionnaire internationale, consultante indépendante, l'envie m'est venue d'exprimer les choses autrement que sous la forme de rapports terminant trop souvent dans un tiroir...

Un désir qui se précise… Et soudain tout est allé très vite. Un atelier de cinéma, un prospectus sur une table annonçant un concours de scénarios, un thème inspirant et urgent - l'énergie - et un mois après le dépôt de mon projet de scénario, la nouvelle que celui-ci avait été primé.

Huit mois de travail ardu et heureux plus tard, un premier long-métrage était là : Réservoirs pleins, assiettes vides, un documentaire poético-politique.

Quelques années plus tard, L’esprit de la forêt, au langage esthétique à la fois proche et différent, voit le jour.”

L’arbre sans fruit

réalisé par Aïcha MACKY – Niger – 2016 – 52 mn

Alors que je n’avais que 5 ans, ma mère est décédée à la suite d’un accouchement. Cette épreuve a été l’épisode le plus traumatisant de ma vie : elle m’a laissée sans attaches,

orpheline. J’ai longtemps cru qu’elle avait voyagé et qu’elle reviendrait un jour.

Il y a quelques années, je me suis mariée, et aujourd’hui encore, nous n’avons pas d’enfant. Cette situation est « hors-norme » dans mon pays, le Niger, dans lequel le statut marital somme le couple d’enfanter le plus tôt possible. Mais au Niger comme partout dans le monde, il y a des problèmes d’infertilité.

Je navigue donc à contre-courant dans un pays où les notions de devoir et d’honneur occupent une place importante dans les choix individuels. Dans ce contexte, il est difficile de se soustraire au regard des autres et à la pression exercée sur les femmes. Mais la femme n’est pas la seule concernée, le couple aussi peut être mis en danger s’il ne répond pas aux exigences de la vie maritale.

Mon retard de maternité crée donc un trouble intime qui questionne aussi ma place dans ma propre famille et les séquelles liées à la disparition de ma mère. Que se passe-t-il lorsqu’une femme est en situation d’échec quant à ce « devoir » exigé par son genre ? Comment cela interroge-t-il son rapport à la communauté des femmes et son regard sur elle-même ? Où sont les hommes ? Comment réagissent-ils face à ces souffrances ?

Ce documentaire se conçoit comme un carnet de vie. Il trace le cheminement de mon rapport à la maternité, et prend pour point de départ cette mère inconnue, dont je n’ai comme souvenir qu’une photo floue. A travers mon expérience personnelle, je cherche à sonder le destin des femmes autour de l'enfantement - et recueillir le ressenti des femmes présumées infécondes.

Voici mon histoire, chez moi au Niger, celle d’une femme parmi les mères.

Bio-filmographie

Aïcha Macky

Titulaire d’une maîtrise en sociologie et passionnée par l’image, Aicha Macky côtoie le Forum Africain du Film Documentaire (FAFD) de Niamey dans le but de devenir documentariste.

Elle débute sa carrière de cinéaste avec son premier court métrage « Moi et ma maigreur » (13 mn, 2011), qui questionne la perception du corps « maigre » et le lien que fait la société avec les maladies telles que le sida.

Elle obtient un Master I en Audiovisuel et Documentaire de création puis un Master II en Réalisation Documentaire de Création à L'Université Gaston Berger de Saint-Louis du Sénégal en 2013 avec son film « Savoir faire le lit » qui interroge les tabous et les non-dits autour de la question de l'éducation sexuelle entre mère/fille au Niger (Forum africain du Film documentaire de Niamey, Festival Cinémas d’Afrique d’Angers, Festival du film d'Amiens, Festival de Lausanne, Festival de Films de Femmes de Dakar...) Elle poursuit sa formation par des stages successivement au sein de Contrechamps et de Maggia Images, en travaillant comme assistante sur de nombreux films de fiction et de documentaire parmi lesquels « Une journée Avec Alhousseini » d'Idi Nouhou.

« L’Arbre sans fruit » est son premier long-métrage documentaire.

Dans les yeux de l'artiste

réalisé par Davis HELFT – Rwanda – 2016 – 54 mn

Synopsis

Plus de vingt ans après le génocide au Rwanda, une « révolution » douce est en marche. Celle-ci est conduite par des jeunes artistes, peintres et sculpteurs. En nous appuyant sur la diversité et la richesse de leurs points de vue, nous vous convions à un portrait sensible de la société Rwandaise.

Biographie

DAVID HELFT – Réalisateur - Chef opérateur

En 1992, David HELFT crée La Nomade Production, donnant ainsi corps à son double intérêt pour la communication par l’image et pour une meilleure connaissance de l’Homme.

Pendant huit ans, il vit au Mali et place sa caméra au service du développement. À ses acquis professionnels s’ajoute une fabuleuse expérience de vie auprès des populations sahéliennes. Au-delà des difficultés matérielles, leur conception des rapports sociaux et leur compréhension du monde sont à bien des égards exemplaires.

Actuellement, David Helft poursuit sa carrière en France. Conjointement à la réalisation et à la prise de vue de films institutionnels, ou encore news, il repart régulièrement, avec la  Nomade ou d’autres productions, cultiver sa passion pour l’Afrique.

Depuis 2001, il partage auprès des jeunes son expérience professionnelle et humaine. Il enseigne la technique de l’image à l’Université PARIS 13, Bobigny et aujourd'hui à l'IUT PARIS Descartes.

Contre-pouvoir

réalisé par Malek BENSMAÏL – Algérie – 2015 – 97 mn

Synopsis

Abrités depuis la décennie noire des années 90, au sein de la Maison de la Presse, les journalistes du célèbre quotidien El Watam attendant la livraison de leurs nouveaux locaux, symbole de leur indépendance.

Après vingt années d’existence et de combat de la presse indépendante algérienne, de joie et de pleurs, j’ai décidé d’installer ma caméra au sein de la rédaction d’El Watam qui suit l’actualité de ce nouveau printemps algérien…. Le Président Boutéflika brigue un quatrième mandat.

Au-delà de ce qu’on appelle « les révolutions arabes » et autres termes médiatiques, ce film, je le souhaite avant tout comme une contribution à la mémoire des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, qui mènent un combat quotidien afin de préserver la liberté d’informer dans un pays politiquement et socialement sclérosé.

Biographie

Malek Bensmaïl

Il consacre sa filmographie au cinéma documentaire, entièrement engagé sur son pays. Il dessine au travers ses films les contours d’une humanité complexe : démocratie, modernité-tradition, religion, société. Une volonté d’enregistrer la mémoire contemporaine et faire du cinéma un enjeu de réflexion entre les cultures. Guerres secrètes du FLN, La Chine est encore loin, Aliénations, Algérie(s), Boudiaf, un espoir assassiné, Territoire(s)

 

 

 

 

Capitaine Thomas Sankara

réalisé par Christophe CUPELIN – Burkina Faso – 2014 – 90 mn

Synopsis

CAPITAINE THOMAS SANKARA dévoile le destin unique du président du Burkina Faso, de son élection en 1983, à son assassinat en 1987.

Révolutionnaire, féministe et écologiste, Thomas Sankara a transformé l’un des pays les plus pauvres du monde en défendant la voix des exclus et en réclamant l’annulation de la dette africaine jusqu’à la tribune de l’ONU.

Des archives étonnantes qui redonnent la parole à ce leader charismatique qui a marqué les consciences bien au-delà de l'Afrique

Biographie

Christophe Cupelin est né à Genève en 1966.

Après un premier voyage au Burkina Faso en 1985, il étudie le cinéma à l’école supérieure d’art visuel à Genève. Il est co-fondateur de Laïka Films et directeur du Cinéma Spoutnik à Genève de 1991 à 1994. Capitaine Thomas Sankara est son premier long-métrage.

 

 

 

 

Boko Haram

réalisé Xavier MUNTZ – Nigéria – 2016 – 52 mn

Synopsis

Le 14 avril 2014, près de 250 lycéennes étaient kidnappées par le groupe Boko Haram à Chibok, dans le nord-est du Nigéria. Cette action spectaculaire signait l’acte de naissance médiatique international d’une secte islamiste implantée depuis plus de dix ans dans la région. Peu après, son leader, Aboubakar Shekau, proclamait son ralliement au drapeau noir de l’organisation État islamique. Auteur d’un documentaire très remarqué sur la lutte des Peshmergas kurdes contre Daech, le reporter de guerre et réalisateur Xavier Muntz a enquêté dans la région meurtrie qui a vu naître le groupe, en 2002, pour comprendre les raisons de son ultraviolence. Des centaines d’enlèvements, des dizaines de milliers d’assassinats, des dizaines d’attentats-suicide, des centaines de villages rasés non seulement dans le nord-est du Nigéria, mais aussi, désormais, au Cameroun, au Tchad, au Niger… : une sauvagerie que le géant nigérian, pourtant désormais soutenu par ses voisins, peine toujours à endiguer.

Radiographie d’un conflit

En croisant les témoignages de civils rescapés des attaques, de responsables communautaires, d’observateurs locaux et internationaux, ce film décrypte la vertigineuse ascension de ce qui n’était au départ qu’une secte islamiste soutenue par de nombreux musulmans de la région, sous l’égide d’un leader charismatique, Mohamed Yusuf. D’abord défendu à des fins électoralistes par le pouvoir régional, puis harcelé par les autorités, celui-ci sera sommairement exécuté par l’armée lors d’une féroce opération militaire de répression, en 2009, qui loin de vaincre Boko Haram, signe son entrée dans une guerre sans merci. Cette passionnante radiographie d’un conflit aussi médiatisé que méconnu met en évidence, outre les exactions de Boko Haram, la responsabilité écrasante de l’armée nigériane, dans un conflit sanguinaire qui a causé quelques 32 000 morts chez les civils.

Biographie

Xavier Muntz

Cinéaste indépendant âgé de 40 ans, il a étudié à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, l'Ecole de journalisme de Cardiff et l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris. Il a commencé sa carrière en tant que journaliste de presse écrite et a travaillé pour divers journaux et magazines tels que l'Express, le Washington Post, VSD, le Herald Tribune, le Vrai Papier Journal, Nova Magazine et Technikart ...

Impliqué dans le journalisme d'investigation, il a couvert la violence en Amérique du Sud et au Proche-Orient. Après une première expérience en tant qu’enquêteur au bureau de Paris de ABC News, il est retourné à la télévision en 2000. Il a travaillé pour Reservoir Prod avant de faire des reportages pour l'agence de presse Capa. En 2004, il rejoint Jean François Bizot et Andrew Orr à la Nova production où il est resté six ans comme auteur-réalisateur.

Depuis 2007, il est rédacteur en chef à la maison d'édition Les Editions du Moment,en charge des livres d'investigation. En 2014, il a choisi de documenter la résistance kurde contre l'Etat islamique.

 
 

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